Concours

Bienvenue sur le Blog de Monseigneur Diégo

Bonjour et bienvenue dans mon temple sociétal  

MONSEIGNEUR DIEGO DEBLOGUE 

 

Retrouvez ici mes histoires , mes confessions et celles de la famille FLANCHION

Avec par odre d'apparition :

 

GINETTE FLANCHION

 Ex-dame pipi de la gare de l'Est et aujourd'hui animatrice de colloques

EMILE FLANCHION

 Créateur designer, ex-agent d'assurance et gardien d'immeubles

JOSIANNE FLANCHION

Fille de Ginette et reconnue par Emile 

Conseillère en communication, artiste, créative en recherche de situation   

 

Samedi 4 mars 2006

C'est fini ! J'arrête le blog ! Vous étiez nombreux à lire et je dois vous remercier de vos visites , messages et mails mais j'ai décidé de mettre fin au blog au moins temporairement faute de temps pour le mettre à jour.

 A bientôt  ! 

 

Par Monseigneur Diégo - Publié dans : monseigneurdiego
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Dimanche 26 février 2006

Le temps de ce dimanche de novembre 2005 était gris avec cette humidité fraîche et cette brume désagréable qui fait coller le temps au visage de celui qui s’aventure à l’extérieur.

Dans son fauteuil club en cuir au coussin éventré, le juge Assenrond relisait les notes qu’il avait préaparées pour interroger la veuve Thérése Hunsaic.

La conviction du magistrat était faite, elle était coupable.

Son verre de scotch dans une main, les notes sur les genoux, le juge leva la tête pour regarder la Neuchateloise qui sonnait 6 heures du soir. Machinalement, le magistrat jeta en même temps un œil sur sa Navitimer pour confirmer que la sonnerie qu’il entendait marquait une heure exacte.

Etait-ce par déformation professionnelle ou manque de confiance, le juge recoupait toujours ses informations.

Dix-huit heures était l’horaire auquel chaque jour le magistrat nourrissait imperturbablement son chat, fidèle compagnon depuis 17 ans.

Le juge vivait seul depuis la disparition de son épouse dans la crevasse d’un glacier du Mont Blanc.

Ce soir, le juge appela en vain son chat doucement éteint dans le canapé. Comme la bête avait  relâché son sphincter le juge dut lui-même nettoyer dans une odeur âcre d’excrément félin, les coussins salis par la bête.

Emballant le corps délicatement dans une serviette éponge, il le porta jusqu’au vide ordures. Sans perdre de temps, il jeta les restes de nourritures qu’il avait encore en réserve et la litière qui encombrait son placard.

Il n’était pas encore dix-neuf heures quand le téléphone sonna rompant le silence de l’appartement rythmé par le mécanisme de la pendule.

Le procureur s’excusa de perturber la soirée du juge mais il tenait à l’informer que la veuve Thésése Hunsaic venait d’être retrouvée morte, imbibée de rhum dans son appartement.

 

Ce coup de téléphone achevait 18 mois d’enquète, 17 interrogatoires, 7 gardes à vue inutiles et des centaines d’heures de travail.

Le juge remercia le procureur de cette information et passa à table pour dîner, une boite de sardines « la Scintillante »  et  une ration de pâtes cuites dans l’eau salée avec une cuillère d’huile d’Olives.

Les repas du juge ne duraient jamais plus de 25 minutes montre en main, le juge faisait toujours sa vaisselle immédiatement pour s’éviter le matin cette odeur de vaisselle sale qui le dégoûtait. 

 

Chaque dimanche soir, le magistrat lisait pendant deux heures avant de se coucher dans une chambre austère et froide.

Plongeant la main dans sa table de nuit, il ressortait  toujours le dimanche cette revue pornographique saisie lors d’une enquête et  aimait à se masturber en regardant cette jeune femme photographiée en 1971 en train de se caresser avec un artichaut de Bretagne.

 

Le magistrat oubliait indéniablement que cette Peguy Lime qui devait avoir 30 ans sur la photo en 71 en avait 34 de plus aujourd’hui.

 

Le juge s’endormit ensuite pour se préparer à de confrontations à cette société qui lui exposait chaque semaine son lot de déséquilibrés et de marginaux.

 

Il est incroyablement rassurant de savoir  que ce sont des gens normaux qui évaluent leurs contemporains.   

Par Monseigneur Diégo - Publié dans : monseigneurdiego
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 17 février 2006

Monsieur Max téléphone

 

-Bonjour Lisette ! Quoi de neuf au bureau ?

-Bonjour Monsieur Max. Euh votre femme a appelé …J’ai répondu comme convenu que vous étiez en mission au Japon avec le¨PDG et que votre portable ne marchait pas.

-Bien Lisette. Quoi d’autre ?

-Le centre des impôts a appelé. Ils  vous font un redressement de 2 ans de salaires. Ils voulaient venir vous interroger.  J’ai dit que vous étiez en mission humanitaire en Indes dans un foyer pour enfants malades de la peste. Ils vous écriront et disent que ce n’est pas la peine de vous déplacer.

-Bien joué Lisette ; Autre chose ?

-Deux policiers sont venus pour vous arrêter après la plainte du PDG pour détournement de fonds. J’ai expliqué que vous étiez parti en déplacement à cause du PDG qui avait découvert que vous couchiez avec sa femme et que vous ne supportiez plus qu’il vous harcèle.

-Excellent Lisette ! Qu’ont-il fait ?

-Bien c’est là que ça ne va pas. Ils ont arrêté le PDG et c’est dans tous les journaux …

-Et alors ?

-Eh bien votre femme demande pourquoi vous n’êtes pas rentré avec lui.

-Mince

-Le pire c’est le mari de Ginette qui se demande pourquoi sa femme n’est pas rentrée avec le PDG …

-Vous ne lui avez pas dit que nous étions ensemble !

-Non monsieur mais le pauvre homme vient d’avertir médecin sans frontière et Interpol et il a rencontré votre femme au bureau qui était venue chercher des nouvelles. Du coup, ils font une démarche commune auprès du gouvernement Japonais et le quai d’Orsay s’en est mêlé…  

-Mais pourquoi ? Nous ne sommes pas au Japon…

-Je sais bien monsieur Max, si j’avais su j’aurais dit le Tréport mais là-bas le téléphone marche…

-Je suis inquiet ….Le quai d’Orsay vous vous rendez compte ?

-Je sais mais maintenant que c’est dans la presse, un groupe terroriste a revendiqué votre enlèvement et vous passez en photo aux infos ….

-Mais Lisette nous sommes au Touquet …

-Le président de la République s’exprimera ce soir sur votre disparition et le président Bush propose d’aider la France.

-Mais…

-Le pire, c’est la rupture des relations diplomatiques entre la France et le Japon…

-Hein ?

-Oui parce que les Russes sont prêts à intervenir là-bas si vous n’êtes pas libérés sous 48 heures.

-Mais Lisette, nous sommes justes au Touquet pour un week-end en amoureux.

-Je ne pouvais pas savoir monsieur Max. Il vaudrait mieux que vous reveniez…

-Mais enfin, nous sommes partis 4 jours …

-Là votre femme laisse passer à la télé un film sur vous quand vous vous êtes mariés….Le journaliste de CNN explique que vous êtes certainement torturés avec Ginette.

-Bon on rentre …

 

Un secret bien tenu est un secret qui n’est pas partagé avec n’importe qui.  

Par Monseigneur Diégo - Publié dans : monseigneurdiego
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 16 février 2006

Le matin

 

-B’jour

-Hum…

Cinq minutes plus tard….

-T’as pas racheté de biscottes ?

-Non, pas eu le temps …

-Tu rentres à quelle heure ce soir ?

-7 heures comme tous les jours.

 

Le soir

 

-Tu as passé une bonne journée ?

-T’as encore fait des pâtes !

-Il y a de la sauce tomate…

-Bof

-Tu as fait quoi aujourd’hui ?

-C’est déjà les infos ?

-Tu veux un dessert ?

-Il y a du foot sur la une…

-On ne regarde pas ne film ?

-Hun…

 

Vers 11 heure trente…

 

-Tu m’aimes ?

-Hum

-Dis le moi

 

Prout ….

 

-Tu es dégoûtant !

-Hum

-Tu veux une gâterie ?

-Hum

 

Cinq minutes plus tard …

 

-Tu dors déjà ? Et moi ?

-Hun …j’suis crevé

-Bon ben bonne nuit …

-Hum

 

Le lendemain matin

 

-B’jour

-Hum

 Cinq minutes plus tard …

-T’as racheté des biscottes ?

-Oui, elles sont là…

-J’t’ai déjà dit que je n’aimais pas celles-là…

-Tu rentres à quelle heure ce soir ?

-7 heures comme tous les jours

 

Le soir

 

-Tu as passé une bonne journée ?

-T’as encore fait des pâtes !

-Il y a de la sauce tomate…

-Bof

-Tu as fait quoi aujourd’hui ?

-C’est déjà les infos ?

-Tu veux un dessert ?

-Il y a du foot sur la une…

-On ne regarde pas ne film ?

-Hun…

 

 

C’est comme ça qu’on vit chez les Caupiécaulet . Ca peut durer 5, 10, 15 ,20 ou 30 ans. Les changements du quotidien sont dans les biscottes, les formes de pâtes, la sauce et le programme télé.

 

Madame a quitté la maison. Monsieur s’y est déjà habitué. Il rentre maintenant vers 21 heures et dine au restaurant. Une Pizza chaque jour.    

Par Monseigneur Diégo - Publié dans : monseigneurdiego
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 11 février 2006

La petite douleur de Réjane Dautriche se faisait persistante quand elle décida de consulter le professeur Fourlabien dans son cabinet privé.

Réjane est dans le show business ce qu’on appelle une gagneuse. Actrice de films X à 19 ans, chanteuse à 21, modèle de haute couture à 23 et productrice de film à 25, la voilà maintenant journaliste d’investigation à la télévision.

Le seul problème que rencontre Réjane est cette paralysie de la main droite qui l’empêche d’écrire ses textes.

 

-Depuis quand souffrez-vous Réjanne ?

-Depuis que je suis devenue journaliste …

 

Le médecin examine les radios, le scanner, l’IRM et les analyses de sang et livre son diagnostique.

 

-Il me manque encore une analyse des allergies mais je crois que votre main est en grève ! Rien de méchant mais un conflit ouvert avec votre hémisphère cérébral gauche. Votre main est comme jalouse…Sans doute traitez-vous votre main gauche mieux que votre main droite. Tentez de me reconstituer une journée de vos mains … Et n’omettez aucun détail. C’est important. 

Commencez à 0 heures et terminez à minuit …

 

-Euh ! Je dois donner tous les détails ?

-Oui n’omettez rien …

-Alors je me couche vers minuit trente chaque soir et avec mon compagnon nous …

-Oui, je vois, parlez-moi des mains

-Eh bien, il apprécie euh …qu’avec un doigt euh …

-Je vois, je vois et lequel ?

-Il aime le majeur de la main droite

-Ensuite ?

-Je me lave toujours les mains avec du Paic citron, c’est dégraissant…

-Et après…

-Je dors et au réveil souvent je lui attrape le …

-Je vois, je vois Avec la main droite ?

-Oui, car avec la gauche, il aime que je me caresse le…

-Vous le tenez !

-Oui par en dessous …

-Non, je veux dire vous tenez le solutionnement de votre problème. Votre main droite en a marre des sâles besognes…

-Que faire docteur ? Je ne peux pas arrêter, mon compagnon est le rédacteur en chef… 

-Inversez les mains …ou mettez un gant …je ne vois que ça….

 

La secrétaire entre dans le cabinet et apporte les analyses des allergies …

 

-Vous allez être soulagée Réjanne …

-Ah bon ?

-C’est le Paic citron le fauteur de troubles ! Il faut arrêter le Paic !  Vous êtes allergique …

-Mais alors je vous ai raconté tout ça pour rien ?

-Et oui, mais la science avance …Je ne vous serre pas la main, vous me comprenez !

 

On en dit toujours de trop à son médecin…

Par Monseigneur Diégo - Publié dans : monseigneurdiego
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 8 février 2006

-Allo

-Allo

-Bonjour, vous allez bien

-Bonjour, vous allez bien

-Oui, merci

- Oui, merci

-Je tenais à vous appeler pour vous demander de cesser de m’écrire !

-Je tenais à vous appeler pour vous demander de cesser de m’écrire !

-Mais c’est à vous d’arrêter le premier !

-Mais c’est à vous d’arrêter le premier !

-Ne cherchez pas la polémique ! C’est indigne !

-Ne cherchez pas la polémique ! C’est indigne !

-Vous êtes tout de même sacrément culotté de me dire ça alors que vous avez écrit le premier !

-Vous êtes tout de même sacrément culotté de me dire ça alors que vous avez écrit le premier !

-Je vois que vous cherchez toujours la polémique mais je ne m’abaisserai jamais à votre niveau !

-Je vois que vous cherchez toujours la polémique mais je ne m’abaisserai jamais à votre niveau !

-Oui, je vous connais je sais aussi de quoi vous êtes capable ! Pauvre imbécile !

-Oui, je vous connais je sais aussi de quoi vous êtes capable ! Pauvre imbécile !

-Ah ! Nous y voilà ! Vous m’insultez ! Petite tête !

-Ah ! Nous y voilà ! Vous m’insultez ! Petite tête !

-Pauvre con ! Escroc !

-Pauvre con ! Escroc !

-Vous-même ! Je vais raccrocher !

-Vous-même ! Je vais raccrocher !

-Non, c’est moi !

-Non, c’est moi !

-Adieu monsieur !

-Adieu monsieur !

 

-Bibi ! Il y a du courrier aujourd’hui ?

-Oui, oui deux lettres monsieur.

-De Kiki ?

-Oui, oui, il a encore utilisé nos vieilles enveloppes en barrant l’adresse et en écrivant dessus « Retour à l’envoyeur »

-Il nous a encore écrit !  Renvoyez  ce courrier et faites comme d’habitude, recollez une étiquette sur l’enveloppe avec son adresse ! On verra qui va craquer le premier !

-Au fait Bibi, pourquoi mon portable sonne-t-il à chaque fois que je l’appelle et est-il raccroché quand j’en termine avec lui ?

-Il doit savoir quand vous l’appelez et c’est juste pour vous ennuyer monsieur…

-Je hais ce type !

 

La haine est parfois simplement la conséquence de la méconnaissance de l’autre.

Par Monseigneur Diégo - Publié dans : monseigneurdiego
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 8 février 2006

Victor Batracien était né neuf mois après le rapport sexuel qu’avait eu sa mère avec Pierre Têtard. Pourtant Marie-Pierre avait elle-même posé le préservatif qui aurait dû la mettre à l’abris de cette maternité non désirée. Sûre d’elle, Marie-Pierre n’admit sa maternité qu’au huitième mois quand son nombril dépassa la pointe de ses seins. Il était trop tard dit-elle pour le faire passer et c’est donc résignée qu’elle se présentât ce 11 Octobre au service des urgences de l’hôpital pour y mettre au monde un être sur lequel allait se pencher toute la communauté scientifique.

 

En effet, comment et pourquoi le préservatif avait-il lâché et pourquoi alors que la probabilité était infime, Marie-Pierre était-elle tombée enceinte. Pourquoi encore cet enfant lors de la naissance, avait-il comme une cagoule sur la tête en latex détendu et très déformé qui lui emballait tout le visage jusqu’au cou.

 

Comment l’enfant avait-il pu se développer avec un préservatif sur la tête.

 

Le professeur Prépuce Legland  médecin chef des Hôpitaux, ex interne et externe ensuite… Organisa une conférence de presse et expliqua le phénomène ainsi…

 

« Lors de son rapport sexuel dans la nuit du 11 janvier Marie-Pierre ne disposait que d’un seul préservatif tandis que Pierre Tétard très affamé au plan sexuel persuada Marie-Pierre de pratiquer trois rapports consécutifs.

 

Le premier se fit avec le préservatif, pour le second, le préservatif fut retourné puis rincé probablement assez mal, et pour le troisième il y eut indéniablement une erreur de sens. Il est alors probable que l’échauffement  du latex ait provoqué une séparation du matériau consécutif à une modification des molécules composant la paroi en Latex du préservatif qui détendu à force d’usage vit son extrémité se détacher et être propulsée dans le corps de Marie-Pierre. Marie-Pierre qui se sépara de son compagnon dès le lendemain matin et ne connut plus d’hommes pendant 9 mois, devint dans un premier temps centre de stockage de la semence de son compagnon et la jeune femme pratiquant la gymnastique renversa sur plusieurs jours la liqueur séminale au point de finir par tomber enceinte. »

 

Le fabricant du préservatif se félicita que son produit ne fut point mis en cause et prononça à son tour un long discours…

 

Marie-Pierre dans son coin écoutait et se souvint que sur les premières heures du matin, c’est sans préservatif que son compagnon lui fit l’amour.

Quand au gynécologue qui pratiqua assista Marie-Pierre lors de la naissance ne comprit jamais comment il avait pu perdre un gant en latex pendant l’accouchement.

 

L’explication du scientifique était rationnelle, alors pourquoi aller chercher ailleurs. Le sachant a de toutes façons toujours raison.   

Par Monseigneur Diégo - Publié dans : monseigneurdiego
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 4 février 2006

Lucile Sourcit partageait la vie de Phil depuis plus de 15 ans quand elle prit un soir lors du dîner conscience que son mari n’avait aucun intérêt. Dénué de tout esprit, jamais drôle et toujours mécontent de ce que la vie lui offrait, Phil n’avait aucun autre intérêt que de sortir le chien à l’heure et faire correctement un jardin dans lequel Lucile n’allait pratiquement jamais.

 

C’est en passant à table lorsque Lucile dit qu’elle était fatiguée par sa journée de travail qu’elle s’aperçut que son mari ne l’écoutait même plus et lui répondait comme chaque soir «  Alors la journée ne fut pas trop dure… » sans même se préoccupait de la réponse.

 

Lorsque Lucile se coucha son impression fut confortée par cette habitude que son mari avait d’éteindre la lumière tout en chantonnant avant de lui faire l’amour, puis de reprendre la télécommande de la télé une fois son plaisir assuré afin de comme il disait « Voir s’il y avait un truc intéressant ».

 

Ce 29 février, Lucile pour la dernière fois vécut cet affront sans manifester sa révolte. Pourtant sa décision était prise. Elle allait commencer ne nouvelle vie et mieux que de partir ou chasser son mari, elle n’allait rien changer aux apparences mais choisirait un amant, s’offrirait tout ce qui lui plaisait compensant ainsi le désintérêt de sa vie de couple.  Un détail toutefois, son mari ne pourrait la toucher que le dimanche à l’heure du film de télé, un moment dont elle était sûre qu’il lui éviterait très souvent d’avoir à se donner à celui qu’elle n’aimait plus.

 

Phil s’habitua rapidement à ce nouveau rythme et à cette vie ne constatant rien d’autre de sa compagne qu’une multiplication de tenues vestimentaires.

 

L’amant de Lucile n’avait rien à voir avec Phil. Une personnalité forte et une finesse qui forçait l’admiration de lucile.

 

Toute cette page de vie eût été dénuée d’intérêt si un jour l’amant de Lucile ne s’était rendu compte un soir que sa maîtresse n’avait pas grand intérêt et si sans la quitter ni rien changer à ses habitudes, il n’avait décidé de prendre une seconde maîtresse qui elle-même après quelques mois se rendant compte de l’inintérêt de son amant en choisit un second qui ne fut autre que le mari de Lucile.

 

Les mêmes gens attirent toujours ceux qui leur ressemblent le plus et l’exception est rare.   

 

Par Monseigneur Diégo - Publié dans : monseigneurdiego
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 2 février 2006

-Bonjour madame Cudange, le docteur Gelamet psychothérapeute reçoit pour la première fois Ella Cudange, charcutière à Plougnoire. Qu’est-ce qui me vaut le plaisir de vous voir?  

-Bonjour docteur, c’est très délicat…

-Allongez vous sur le canapé et parlez sans crainte.

-Bon voilà, j’ai une chose qui ne me quitte plus…

-Hum…De quel genre ?

-Je trouve que depuis que je connais mon mari, il a tendance à ….Comment dire…

-Oui ?

-C'est-à-dire qu’il renifle en faisant l’amour et grogne comme un cochon.

-Ah oui ?

-Ben oui, comme il est charcutier, les seuls contacts qu’il avec la chaire, en dehors de moi, c’est de la viande de porc.

-Hum…Et le rapport avec vous ?

-Ben, il parle à ses morceaux de cochons toutes la journée et le soir, il voudrait que je lui réponde en grognant…comme une cochonne.

-Mais quand il vous parle en dehors de l’alcôve ?

-Il grogne …

-Et en dehors de ça vous avez remarqué d’autres manifestations porcines ?

-Ben oui, il me fait mettre à genoux et me poursuit dans la maison avec un pic électrique fait pour tuer les cochons

-Mais c’est dangereux…

-Non, il le met en bas voltage

-Ah bon !

-Et vous vous prêtez à ce jeux ? 

-Oui, et c’est le problème…

-C’est votre mari qui devrait être ici, pas vous.

-Ben non…

-Pourquoi non ?

-C’est que j’y prends plaisir

-Hum …Continuez !

-En fait nous avons changé de mode de vie et comme des cochons nous mangeons dans une auge et ne nous lavons plus...

-Euh …Je suis étonné….

-Ne le soyez pas ! Nous avons expliqué tout ça à des amis et ils nous ont expliqué vivre comme des phoques…Ils ne se lèvent plus et glissent dans leur maison. Nous sommes allés les voir et avons fait une soirée Porcs-phoques…

-Je vois, je vois ….

-Mais ça ce n’est rien…Nous avons décidé d’arrêter notre métier, nous ne pouvons découper et vendre les nôtres. Nos amis ne portent plus de fourrures de phoques.

-oui, bien sûr…

-Nous avons jeté le canapé cuir en peau de porc, nos chaussures en pécari, et tout ce qui venait du porc.

-C’est classique…Classique …

-Ah bon ?

-Oui, j’ai vu hier un couple de cons qui se croyait intelligent. Des parvenus qui pensaient relever d’un monde qui n’était pas le leur et qui portaient des bijoux de riches, avaient une voiture de riches et s’étaient mis à se vouvoyer.

-Quel est le traitement ?

-Il n’y en a pas…Les gens vivent et évoluent en tentant de se rapprocher de ce qu’ils pensent être idéal. Je vois chaque jour des beaufs atteints par la beaufitude,  des cadres qui sont atteints du syndrome de l’autorité managériale mais ne possèdent pas plus de 150 mots de vocabulaire, j’en ai vu un récemment qui veut poser des écoutes sur les téléphones et espionner son entreprise. Le symptôme du petit bras…

Si vous regardez autour de vous, il n’y a pratiquement que des gens dans votre cas avec cette différence d’une inconscience totale de la transformation de leur personnalité tant chez les sujets atteints que dans leur entourage. Madame Cudange vous êtes une cochonne et votre mari est un cochon. Mon patient suivant se prend pour un hamster…Il fait l’amour 30 fois par heure…sa femme a du lui installer une roue dans leur maison.

 

-Mais docteur…il y a un problème tout de même…Mon mari veut se reconvertir dans la truffe et il ramène à la maison d’autres cochons, des amis à lui dont les femmes ont déserté le domicile…

-Certes mais dans une porcherie, on compte sept à huit porcs pour une truie … Je ne vois rien d’anormal.

-Pourtant, il y a une différence…L’un d’entre eux est très poilu …

-Arffff ! Un cochon sauvage ! Un corse ! 

-Ah donc ce serait normal …

-Bien sûr ! Vous n’imaginez pas le nombre d’hommes qui se comportent comme des cochons…Votre cas est le plus répandu avec celui de la tanche…Je ne peux rien vous dire de plus.

 

 

 Il faut se méfier de comment on pense et comment on vit et finalement mieux vaut ne ressembler qu’à soi-même.           

Par Monseigneur Diégo - Publié dans : monseigneurdiego
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 1 février 2006

Le commissaire Narine et son adjoint Hessuila ne prirent pas plus de 10 minutes après l’appel de Blanche Pertus pour faire le chemin qui séparait l’appartement de la vieille femme du commissariat.

Blanche, prostrée sur la chaise en formicas jaune de la cuisine regardait le chat terminer le contenu de sa gamelle et n’eut pas un regard pour les deux hommes qui n’avaient eu qu’à pousser la porte restée entre ouverte.

 

93 printemps, 3 chiens, 6 chats et deux canaris, Blanche était ce que l’on peut appeler une vieille dame qui rompt la monotonie comme elle peut.

 

-Blanche, entama le commissaire, vous avez signalé la disparition de votre mari. Depuis quand ne l’avez-vous pas vu ?

- La semaine dernière, le jour du printemps …

-Blanche, la semaine dernière nous étions en Janvier, le printemps est dans trois mois.

-Il m’a dit qu’il partirait avant moi.

-Avez-vous une idée de là où il est ?

-Il avait mis sa parka noire.

-Il vous a dit quelque chose ?

-Il n’aimait pas ces gros vêtements.

 

Le commissaire se tourne vers son adjoint.

 

-C’est mal parti…

 

-Vous allez-bien manger avec moi ? J’ai mon agneau de sept heures qui mijote.

-Oh j’adore ça, répondit Hessuila.

-Ok Blanche, on mange avec vous et vous nous expliquez ?

 

Blanche est déjà en train de sortir le service en porcelaine et les couverts en argents pour faire passer ses convives à table.

 

-Je ne m’en servais plus…Je n’ai plus d’invités… Ca me fait tellement plaisir et puis Raoul sera avec nous.

-Où est Raoul ? C’est lui sur la photo qui joue aux boules ?

-Oui, mon Raoul…

 

Blanche sert copieusement son agneau de sept heures… Pour détendre l’atmosphère et faire un peu parler la vieille dame, Narine tente de parler cuisine.

 

-C’est très bon, Blanche ! Hein Hessuila ? 

-Oui c’est délicieux ! Merci Blanche !

-Il faut faire cuire la viande 7 heures mais moi, je fais durer 9 à 10 heures la cuisson. Quand l’os devient tendre, fondant et que la viande est légère, alors le plat est prêt. 

 

Narine se ressert et la vieille dame en est flattée. Hessuila n’hésite pas à se resservir deux fois…

 

-Je n’ai rien mangé d’aussi bon depuis des années. Ca me rappelle un plat de ma grand-mère.   Félicitations Blanche.

 

-Dites moi, reprend Narine, Raoul est parti avec quelles chaussures ? Il y a dans votre entrée ses chaussures et les vôtres mais pas ses chaussons…

-C’est que Raoul n’est pas sorti, il ne l’aurait pas fait sans moi.

-Mais alors s’il n’est pas sorti, il n’a pas disparu !

-Oh mes pauvres hommes ! Bien sûr qu’il a disparu ! Il est mort… Même s’il ne me quittera jamais.

-Euh ! Je ne comprends pas, dit Hessuila en essuyant son assiette avec du pain.

-Il est avec moi pour l’éternité… Quand, il est tombé dans le couloir, je lui ai dit que j’allais tenir ma promesse. C’était le jour du printemps. J’ai eu du mal à le hisser dans le congélateur. C’est qu’il était bien nourri mon Raoul. Alors,  je l’ai découpé.

-Mais c’est interdit Blanche. Vous risquez de gros ennuis…

-Mais non, on ne retrouvera pas son corps …

-Vous l’avez brûlé , jeté à l’eau , à la poubelle ? Mais c’est horrible Blanche !

-Je l’ai …Je l’ai cuisiné …Vous venez de manger le dernier morceau ! Il ne reste que les tripes dans le congélateur mais je ne les digère pas…

 

Narine et Hessuila sont décomposés sur leur chaise en formicas…

 

-Heureusement qu’il est mort le pauvre, ses chaires se décomposaient avec sa gangrène…Je me demande, s’il n’aurait pas mieux valu l’enterrer.

-Vous allez aller en prison, Blanche !

-Non, c’est impossible. Pas à mon âge…

 

Narine est effondré, Hessuila ne vaut guère plus…

 

La gastronomie et les goût de l’enfance sont parfois trahis par la mémoire…A moins que le grand père de Narine ne soit pas mort à la guerre…On n’a jamais retrouvé son corps après tout.       

 

Par Monseigneur Diégo - Publié dans : monseigneurdiego
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus