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Bienvenue sur le Blog de Monseigneur Diégo

Bonjour et bienvenue dans mon temple sociétal  

MONSEIGNEUR DIEGO DEBLOGUE 

 

Retrouvez ici mes histoires , mes confessions et celles de la famille FLANCHION

Avec par odre d'apparition :

 

GINETTE FLANCHION

 Ex-dame pipi de la gare de l'Est et aujourd'hui animatrice de colloques

EMILE FLANCHION

 Créateur designer, ex-agent d'assurance et gardien d'immeubles

JOSIANNE FLANCHION

Fille de Ginette et reconnue par Emile 

Conseillère en communication, artiste, créative en recherche de situation   

 

Mardi 24 janvier 2006 2 24 /01 /Jan /2006 22:07

Lorsque l’inspecteur de police sonna à la porte, la brigade encerclait déjà la maison. Muni d’un fusil d’assaut de dernier cri et accompagné d’une brigade de 28 hommes super-entraînés, il n’y avait aucune chance pour Manenette de s’échapper. 

L’inspecteur Mapoule allait, il en était convaincu, mettre la main sur Manenette.

 

-Sortez Manenette, hurla-t-il dans le porte voix.

-Jamais Mapoule, répondit Manenette

-Sortez ou j’appelle Monpoussin !

 

L’inspecteur Elsé Mapoule savait que s’il dérangeait le commissaire Monpoussin, Jame Manenette sortirait de l’ombre. Mapoule décrocha son portable et composa le numéro de Monpoussin qui était encore au bureau.

 

C’est le brigadier Masauterelle qui décrocha. Un grand type sautillant …

 

-Masauterelle ! C’est Mapoule, passez moi Monpoussin , on a un problème avec  Manenette.

-D’accord inspecteur …

-Monpoussin, à l’appareil …Qu’est-ce qui t’arrive Mapoule ?

-Manenette refuse de sortir, on va devoir donner l’assaut…

-Qui est avec toi Mapoule ?

-J’ai les 28 hommes de la brigade du Raid avec le commandant Monsucre et l’adjudant Mabistouquette.

-Mabistouquette fait partie du raid ? 

-Oui, il a réussi à s’introduire !

-Ah, il rentre partout celui-là…

-On a aussi le lieutenant Moncroquignolet mais il est blessé. Je crois que c’est Mabistouquette qui lui a mis un coup de crosse sans le vouloir.

-Pas de panique Mapoule, Mabiche doit arriver d’une minute à l’autre avec Monlapin, mais ne les laisses pas pénétrer dans la maison sans Mabistouqette. Dis leur que Monpoussin les a  l’œil cette fois-ci, et fais remonter Moncroquignolet dans le fourgon.

Mapoule reprit le porte voix…

 

-Allez Manenette ! Je viens d’avoir Monpoussin et on va devoir donner l’assaut ! Mabistouquette est en position !

 

A ce moment , Manenette sort et Mabistouquette se jette sur lui, Mabiche arrivé en renfort pénétre dans la maison avec Monlapin et un coup de feu retentit.

Manenette prend sa radio et interroge …

-Que se passe-t-il Mabistouqette ?

-Monlapin s’est fait tiré dessus !

-Il est blessé ?

-Mabiche le couvre …Il y a un second tireur !

-Mabistouquette, demandez à Manenette qui était avec lui !

-OK Mapoule …

 

Manenette finit par avouer, son complice n’est autre que Massalope

 

Mapoule connaît bien Massalope. Il l’avait déjà arrêté avec Monpoussin lorsque Mabistouquette venait tout juste de pénétrer le corps du Raid.

 

Massalope, se rendit assez vite et fut remis au juge Monprépuce, réputé pour sa dureté.

 

Les grandes affaires criminelles se réglent toujours avec des hommes de la trempe de Manenette qui sur le terrain savent faire corps avec des  Mabistouquette ou  des Monlapin prêts à se faire tirer pour la justice
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Mardi 24 janvier 2006 2 24 /01 /Jan /2006 13:27

Ce gynéco est myope. Lors d’un dernier examen il m’a soigné les amygdales et m’a demandé si mon système pileux n’était pas surdéveloppé, tout ça parce que j’ai les cheveux bouclés.

 

 

 

C’est lorsqu’il a failli m’étouffer en tentant de m’aider à enfiler mon slip sur la tête que j’ai du lui faire remarquer qu’avec un tampax dans la bouche, je risquais l’étouffement.

 

 

 

Ensuite, il m’a fait une palpation des seins… Je me suis allongée sur le ventre mais il m’a retournée et m’a palpé les fesses m’indiquant que j’avais la poitrine ferme.

 

 

 

Regardant mes cuisses, il m’a trouvée les biceps musclés.

 

 

 

Sa secrétaire  m’avait prévenu, ça fait six mois qu’il pisse dans le frigo et va ranger ses bouteilles d’eaux dans les toilettes. Hier il a failli étrangler une patiente en salle d’accouchement en lui tirant sur la tête pendant que la sage femme attrapait le bébé…

 

 

 

Aujourd’hui, c’est moi qui suis sur la table d’opération, anesthésié alors que je venais chercher une ordonnance pour ma femme. Fort comme un ogre, il m’a fait déshabillé et trouvant que le travail avait commencé il m’a malaxé une partie sensible… Il dit que l’enfant va sortir. J’ai déjà mal, même plus la force de résister surtout qu’il dit qu’il y a déjà un pied dehors qui se balance …Il m’a même annoncé qu’il serait footballeur .

 

 

 

Quel gland ! Bon, je ne suis pas inquiet,  la sage femme va lui faire comprendre son erreur… Oh ! Le voilà …

 

 

 

-Bon, madame Diégo la sage femme n’est pas là je m’occuperai tout seul de vous ,  on va le faire sortir ce bébé …

 

 

 

Aïe !   

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Dimanche 22 janvier 2006 7 22 /01 /Jan /2006 12:05

Jocelyne Fechiais n’avait aucun don pour la cartomancie ou la voyance et pourtant dans cette caravane elle gagnait plus que le Directeur des polices urbaines et des douanes réunis. Mieux payée aussi que le député de la circonscription …Jocelyne était à la tête du plus gros chiffre d’affaires du canton et son entreprise était la plus florissante.

 

Jocelyne ne vendait rien d’autre que de l’espoir et du rêve, et pour cela on la payait très cher .

-Mon mari me trompe-t-il ?

-Il n’aime que vous. Comment avez-vous fait pour qu’il vous aime tant ?

La psychologie de Jocelyne consistait en brodant sur la question qui lui était posée à faire entendre à ses interlocuteurs ce qu’ils venaient écouter.

 

-Serais-je réélu sur le canton ?

-Votre élection va dépendre de l’efficacité de votre campagne. Sélectionnez autour de vous des gens fidèles.

-Mon chef de campagne est-il fidèle ?

-Il faudrait que je le rencontre pour mesurer son magnétisme.

 

Jocelyne savait aussi conquérir sa clientèle…

 

-Je suis atteint d’une maladie incurable …Ai-je une chance ?

-Oui, je ne vois rien de négatif à court terme…

 

Ce soir pourtant Jocelyne avait un problème car pour la première fois elle se trouvait confrontée à une certitude. Son interlocuteur allait mourir. Il venait de consommer les tablettes sucrées de mort aux rats à effet retardé qu’elle avait préparées comme chaque jour mais avait oublié dans le coin d’attente à coté des gâteaux salés.

 

-Je serai peut-être promu Directeur Général des sucreries « Mon carré » mais mon concurrent sur le poste semble avoir des chances… Qui va gagner ?

-Lui. Vous ne serez pas nommé …

-Etes-vous sûre ?

-Oui ! Qui sait que vous êtes venu ?

-Personne !

-Faites en sorte que tout le monde l’ignore et si vous souhaitez qu’il ne soit jamais nommé à votre place. Passez le voir ce soir et incrustez-vous le plus tard possible chez lui.

-Vous êtes sure ?

-Il ne sera pas nommé …Cet homme ira en prison.

 

A sa façon, Jocelyne avait un certain sens d’autrui…   

 

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Vendredi 20 janvier 2006 5 20 /01 /Jan /2006 20:23

Quand Edouard se réveilla ce matin du 28 Janvier, il ne savait plus qui il était. Il lui restait un vague souvenir de sa journée de la veille et une ou deux images furtives d’une fusée décollant du sol et d’un chien urinant au pied d’un arbre.

Edouard pensa à un malaise de courte durée et prit la direction de sa salle de bains où il découvrit qu’il n’avait sur la tête plus le moindre cheveu.

Sans laisser rien paraître de son malaise, il enfila son costume et monta dans sa voiture. La mémoire étant une chose méconnue des êtres, il prit sans y réfléchir le chemin qui allait le mener sur son lieu de travail.

Du parking, il fit le trajet pour gagner son bureau croisant 3 personnes qui le saluèrent en lui posant des questions auxquelles il ne savait pas répondre.

La femme assise devant la porte et manifestement jouant le rôle de sa secrétaire lui rappela qu’il devait se rendre dans la salle 103 pour une réunion dont il ne demanda ni le sujet, ni la liste des participants.

Il s’assit dans la salle à la seule place laissée vacante et d’un geste de la main désigna celui qui semblait brûler d’envie de parler.

Totalement étranger à son propos, il se mit à réfléchir au pourquoi de sa présence ici tandis que ses interlocuteurs parlaient de vive voix en dénonçant mutuellement les manquements des autres.

Edouard oscillait la tête pour montrer qu’il écoutait mais n’ajoutait rien aux propos tenus.

Son portable sonna. Sa femme lui demandait s’il pourrait rapporter le pain et son commentaire évoquant une ficelle fut interprété comme une réponse professionnelle.

 

L’un des interlocuteurs assis autour de la table lui demanda s’il pouvait pousser l’idée. Edouard interloqué chercha dans la salle où celle-ci était rangée et pourquoi il fallait la pousser.

 

A l’heure de la synthèse, Edouard conclut en trois points comme il le faisait d’instinct.

Il expliqua retenir le meilleur des idées qu’il avait entendu, rappela la nécessiter de travailler ensemble et indiqua qu’il ne revenait pas sur le troisièmement déjà largement évoqué.

 

Edouard allait embrayer sur une autre réunion. Comme son visage était marqué par la fatigue, une de ses collaboratrices lui dit qu’il semblait fatigué. Il répondit que la nuit il avait gelé à moins 2 en rase campagne. La collaboratrice en fut étonnée car un record de chaleur venait d’être battu.

 

Edouard juste avant la réunion demanda à l’un de ses collaborateurs de faire l’introduction  pendant qu’il allait téléphoner. L’homme étonné de cette demande expliqua qu’il était de passage et ne travaillait pas ici.

 

Edouard le remercia et lui indiqua sa confiance.

Ce jour là, ce chauffagiste fit l’introduction de la réunion du conseil d’administration de la société dirigée par Edouard en expliquant la nécessité d’économies d’énergie. 

 

Il fut applaudi. Pour la première fois, les propos tenus en début de conseil était clairs. Contre toute attente en revenant, Edouard alla s’asseoir au fond de la salle oubliant qu’il présidait la réunion.

 

C’est finalement ce chauffagiste qui fit prendre les meilleures décisions à la société depuis des années.

 

Edouard l’a choisi comme consultant et finalement ce consultant de fortune fait tout a fait l’affaire. On l’appelle le marionnettiste et Edouard en est devenu le pantin.

 

Ne regardez pas l’homme qui vous dirige en ignorant celui qui le conseille.  

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Lundi 16 janvier 2006 1 16 /01 /Jan /2006 21:49

Pierre Dhure se retrouvait ce soir sur ce lit d’hôpital avec cette conclusion du médecin, tombée de façon abrupte… « Vous allez mourir d’ici 24 heures et nous ne pouvons plus rien »

 

Pierre aurait voulu bénéficier d’une chambre à un lit, il l’avait bien spécifié en arrivant. Le téléviseur n’est jamais bien orienté dans les chambres à deux lits et de plus, il faut lever les yeux pour voir l’écran, c’est très désagréable.

 

Edmond son compagnon de chambre est lui aussi en fin de vie, son espérance de vie est de 48 heures. Ce soir, il veut absolument voir ce documentaire de la cinquième chaîne sur la vie des pingouins. Ce voisin  ne l’enchante pas, il respire fort et crache dans ce morceau de carton. En outre, il urine dans un pistolet médical et c’est très déplaisant. En tous les cas, il n’est pas question de faire la conversation avec ce mourant et ce n’est pas à deux jours de la fin, qu’Edmond va s’obliger à être aimable.

 

Pierre n’est pas décidé non plus à parler, les conversations inutiles, il n’en a plus le temps. De toutes façons, il attend la fin et cet imbécile qui regarde ce documentaire absurde sur les pingouins en monopolisant la télécommande du téléviseur stigmatise sa colère.

 

Pierre et Edmond se haïssent sans s’être parlés du seul fait qu’ils sont réunis au plus mauvais moment de leur vie.

 

Pierre maintenant voudrait le silence et l’extinction de la télévision. Il y a droit après tout puisqu’il est sûr de mourir le premier mais Edmond tient à regarder son documentaire jusqu’au bout.

 

La télévision est l’un des plus grands sujets de discorde.  

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Samedi 14 janvier 2006 6 14 /01 /Jan /2006 21:28

John rentrait de mission, fatigué, fourbu mais entier une fois de plus. Il délaça ses Weston,  retira son costume trois pièces puis il desserra le bracelet de la Navitimer qui équipait son poignet. Il s’assit sur le lit ou Samantha l’attendait lovée, nue les cuisses ouvertes.

John déposa son dentier dans le verre qu’elle avait préparé sur la table de nuit, puis d’un geste ferme, il déclipsa sa jambe artificielle en fibre de carbone enduit de silicone.

Samantha commençait à glousser sur le lit et se trémoussait comme un vers.

John, prit dans le tiroir de sa table de nuit, son extirpe œil afin déposer sa prothèse oculaire.

Il désemboita son bras gauche, retira son complément capillaire et sortit de l’armoire ce godemiché électronique qui plaisait tant à Samantha.

 

Hélas, une fois de plus les piles de l’appareil étaient à plat. John suspecta Samantha d’avoir fait exprès de ne pas les remplacer.

 

C’est à ce moment que Samantha prit la situation en main, arrachant avec les dents le sonotone de John, puis lui décollant son oreille gauche synthétique, elle l’embrassa sur la bouche l’obligeant à respirer par l’orifice que John avait du se faire percer dans le larynx lorsque pendant une mission son nez avait été arraché par un molosse.

Samantha aimait à allait pointer le bout de sa langue sur le synthétiseur vocal logé dans la gorge de John. La vibration de l’appareil l’excitait au plus haut point.

 

Cette stimulation de l’appareil donnait à John une voix de canard ne prononçant plus les «  s » mais les transformant en « che ».

Samantha se jeta sur le sexe de John . C’est à ce moment à peu près qu’elle prit une décharge électrique de 1750 volts sur la langue et tomba raide sur le tapis. John avait joui trop tôt, probablement un court-circuit dans son peace maker. Nul n’est parfait.

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Mercredi 11 janvier 2006 3 11 /01 /Jan /2006 20:51

L’expérience est unique, exceptionnelle !  Maurice Quetou remonte ce soir de 2 ans passés sous terre dans le cadre d’une expérience scientifique sans précédent.

Deux années ou de manière autonome il a pu vivre avec des vivres emportés au début de l’expédition dans cette grotte du Larzac où son entrée rassembla 12 chaînes de télévision du monde entier, 25 radios internationales et le gratin du monde politique et artistique.

Ce 21 janvier 2003 fut pour Maurice Quetou un véritable jour de gloire.

Sa femme, ses enfants étaient même venus l’encourager avec le premier ministre en déplacement pour la circonstance et deux marques de vêtements sportifs et d’horlogerie sponsorisait son exploit.

 

En février 2003, Maurice fit 2 minutes dans le journal télévisé de 20 heures et 3 colonnes dans un quotidien sans compter de nombreux articles interviewant sa femme et sa mère.

 

En juillet Maurice fut même nommé au journal officiel chevalier de la légion d’honneur, Maurice motivé réussit donc à surmonter ses douleurs physiques et lui qui depuis 15 mois était totalement coupé du monde car l’expérience comportait une période d’isolement total, remontait ce soir jour pour jour, deux ans après sa descente.

 

Se hissant difficilement par un corps engourdi malgré des entraînements quotidiens, Maurice sortit donc de la grotte ce 21 janvier 2005.

 

Son étonnement résida dans l’absence d’un quelconque accueil. Maurice étonné regarda sa montre, cette Seamaster qui ne l’avait pas quittée pendant ces deux ans et sans aucun doute, si Maurice avait bien suivi les changements en passant sur les 31 pour les mois de 30 jours, on était bien le 21 janvier.

 

Maurice utilisa ses dernières forces pour se rendre au village, dans un café afin d’appeler et de faire savoir qu’il était sorti.

 

La gérante, nouvellement arrivée en 2004 hurla à Maurice qui pénétrait dans le troquet de faire attention à ne pas salir avec ses chaussures boueuses.

 

Maurice dit «  Je suis Maurice Quetou, le spéléo … » La gérante lui répondit qu’elle s’appelait Ginette Ranget »

 

-Vous ne me reconnaissez-pas? Ca fait deux ans que je vis dans une grotte.

-Oh la ! Pas d’argent, pas de consommation. Je ne peux accepter des SDF.

C’est un livreur de colis qui accepta de prendre en charge Maurice à condition qu’il enfile un sac poubelle pour ne pas salir la fourgonnette.

 

Arrivé en ville, Maurice se rendit chez les pompiers… Il avait été pompier volontaire. Mais bien qu’écoutant son histoire personne n’avait le moindre souvenir de ce héros du sous-sol.

 

Maurice fut conduit à la mairie mais on l’y refoula en direction du commissariat. Là on lui assura ne rien pouvoir faire et Maurice suspecté d’être saoul fut placé en cellule de dégrisement.

 

Un SDF alcoolisé lui expliqua que le nouveau premier ministre était anti SDF et qu’il avait trouvé une méthode pour passer la nuit au chaud qui consistait à boire et à venir s’allonger devant le commissariat.

-Mais, interrogea Mautice, Qui est premier ministre ?

-Ben j’sais pas ça a changé 2 fois ces 8 derniers mois.

-Et Gilbert Boisseau ? 

-Viré ! Il n’est plus premier ministre et tout le monde l’a oublié.

 

Maurice raconte son histoire à son compagnon de cellule.

 

-Arfff ! Je suis parti une semaine de chez moi en 1987 et quand je suis revenu, c’est l’amant de ma femme qui m’a ouvert la porte à poil dans mes chaussons….Alors 2 ans !

-Vous faisiez quoi comme métier ?

-Professeur d’économie, môssieur !

-Je ne comprends rien deux marques sponsorisaient mon expédition. Les montres Arfou et les gilets Botonpul.

-Arfff ! Les montres sont passées chez TMP, ils ont arrêté les modèles de sport et Botonpul a fermé, ils ont mis la clé sous la porte. Le PDG a même été séquestré pour avoir envoyé les machines à l’étranger.

-Je ne comprends rien…

 

A 6 heures du matin, les deux hommes sont libérés … Maurice appelle chez lui d’une cabine et là c’est Pierre Trichard, son ami d’enfance qui répond.

 

-Je te passe Elise …

-Elise, que fait Pierre à la maison à cette heure ?

-Mais Maurice, il n’est que 6 heures pas 7…

 

Maurice explique qu’il est sorti et que personne n’est venu. Sa femme lui répond qu’elle a fait constater son départ et a engagé une procédure de divorce pour faute pour abandon de famille.

Maurice vacille, il ne comprend pas …Elise lui explique qu’elle est enceinte de Pierre et qu’il vaut mieux qu’il ne reviennent pas car leur fils en serait perturbé.

 

Maurice se rend alors dans l’entreprise qui l’emploie et lui avait donné un congé sans solde avec une garantie de réemploi à son retour… « Un héros dans l’entreprise, il faut en profiter ».

 

Lorsque Maurice arrive devant les bureaux de son entreprise, une grue est en train de terminer la démolition du bâtiment. Le permis de démolir et un ancien collègue de Maurice compléteront son information. La maison a fermé, délocalisée en Chine.

 

Maurice épuisé, au bout du rouleau retourne dans sa grotte. Un archéologue du siècle prochain cherchera peut-être ce qui a conduit un homme bien dans sa peau à tenter l’aventure de la solitude et à la réussir mieux que prévu.      

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Mardi 3 janvier 2006 2 03 /01 /Jan /2006 21:57

Madeleine Doidanleuc n’aurait jamais imaginé qu’un jour son nom ferait la une des journaux et pour cause… Rien ne la prédestinait à la célébrité quand mettant le pied dans cette clinique Sainte Vulvaire, elle voulait se faire soigner les dents de sagesse.

 

Madeleine ce matin du 12 novembre fut bien descendue vers 8 heures dans le bloc opératoire mais l’infirmière oublia de lui délivrer le document indiquant le motif de son arrivée au bloc.

 

Madeleine fut donc placée sur son brancard dans le couloir de l’entrée, là où tout le monde passe et repasse sans se préoccuper de la présence de patient.

 

Les ennuis de Madeleine commencèrent précisément à l’instant ou l’agent chargé du transport des patients décédés perdit une feuille de son dossier et où un agent chargé du nettoyage, ramassa celle-ci et la fixa avec une pince sur le brancard.

 

Il était 11 heures quand Madeleine fut anesthésiée, 11 heures 15 quand son corps fut installé dans le bloc , 11 heures 22 quand le médecin prenant connaissance de la fiche décida de prélever les organes en bon état de Madeleine.

 

A 12 heures 37 précisément, le cœur de Madeleine partait pour Londres, ses yeux pour Rome et  son foie pour Berlin. Les reins de Madeleine furent transplantés sur place et son ovaire droit partit pour Monaco.

 

Afin que les organes restants de Madeleine ne soient pas perdus, elle fut mise sous assistance cardiaque artificielle et ses fonctions vitales furent gérées par l’équipement ultra performant de la clinique.

 

A 14 heures 18, le produit anesthésiant cessant ses effets ce sont les paroles de Madeleines qui retinrent l’attention du chirurgien…

 

-Vous n’avez pas eu trop de difficultés sur mes dents de sagesse ? Je me sens plus légère.

-Mais, vous parlez ?

-Oui, je n’ai pas du tout mal.

 

L’erreur était patente… Il fallait rendre à Madeleine ce qu’elle n’était pas venue donner… Malheureusement huit personnes pas moins venaient de subir une transplantation ou étaient en cours d’opération.

 

Que valait la vie de Madeleine face à ces huit personnes ressuscitées ?  Les médecins avaient prêté serment alors, il fallait la sauver, éviter le scandale à tout prix et ce dans l’intérêt de la clinique.

 

Madeleine fut donc la bénéficiaire de transplantations multiples et après 8 mois d’hôpital, put reprendre le chemin de la maison.

 

Madeleine va bien. Son foie est en meilleur état que celui qu’elle a donné après 40 ans d’alcoolisme, son nouveau cœur n’a pas le souffle qui la gênait depuis la naissance, ses reins sont plus jeunes qu’elle de 20 ans et grâce à son ovaire, la voilà enceinte, elle qui était ménopausée.

 

Madeleine tenterait bien les poumons car elle a beaucoup fumé, les médecins sont réticents.

Devant ses juges et au regard de son état de santé et de ses opérations qui mettent la société en dette à son égard, son avocat a plaidé la relaxe pour cette escroquerie de son employeur qui lui a permis de mettre 50 millions d’euros de coté. Les juges ont eu pitié d’elle et l’ont acquittée.

 

Madeleine demande 20 000 euros par prestation télévisée pour raconter son histoire. Il y a six mois d’attente pour l’inviter et son livre devrait lui rapporter des millions.

 

La clinique est considérée comme la seule capable de rajeunir ses patients et ne désemplit pas.

 

La semaine prochaine Madeleine se fera poser une foufoune toute neuve, la sienne est déjà vendue aux enchères…

 

Par contre Madeleine est désolée, les huit patient bénéficiaires de ses organes ont du être réopérés. Les implants ont été rejetés.

 

La médecine n’est pas une science exacte.    

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Jeudi 29 décembre 2005 4 29 /12 /Déc /2005 00:51

« Client Suivant » hurle Rosetta Delion  en faisant sortir Jeannot qui termine de resserrer sa ceinture.

-Bonjour Rosetta

-Bonjour Robert !

-Mais je ne m’appelle pas Robert !

-Je m’en fiche ! J’ai 42 clients ce soir, je ne vais pas tous les appeler par leur prénom ! Allez fais ton affaire et dépêche et tu payes d’avance. .

 

Robert baisse son pantalon et tend 100 euros à Rosetta …

 

-Tu vas faire quoi avec ça, Tu as une canne à pêche au moins ?  Non parce que l’asticot a l’air fatigué, il n’est pas du jour en plus je sens ça d’ici.

 

-Mais , mais Rosetta !

- Bon, je ne vais pas laisser le portail ouvert pendant 107 ans, ça commence à faire courant d’air ! Tu rentres et tu sors mais si tu reste sur le trottoir, t’es dehors.

-Ben c'est-à-dire que là je suis un peu coupé …

-Coupé ? Mais t’as rien à coupé, t’es même pas fini.

-Ca ne viendra pas …

-Tu reviendra quand t’auras la canne à pêche, l’asticot ne suffit pas…

-La canne à pêche ?

-Ben oui, la gaulle quoi ! Pauvre pêcheur !

 

-Suivant !

-Bonjour Rosetta !

-Allez déballe, j’ai le mystère qui se refroidit …

-Oui, oui tout de suite Rosetta …

-Et garçon, on paye au comptoir, avant de consommer.

-J’ai juste 150 euros…

-Tu rigoles mon bonhomme tu crois que je fais des soldes ? T’as vu la marchandise ? C’est du frais pas du décongelé !

-Pour 150, j’ai droit à quoi

-A 150, tu peux me reluquer et là tu m’as vue !

-Même pas une gâterie ?

-Non, ça c’est avec la carte de fidélité !

 

-Suivant !

-Bonjour Rosetta !

- Monnaie jeune homme ! T’as quel âge mon lapin ?

- 71,  Rosetta …

-J’espère que tu ne me prends pas pour une lustreuse automatique ?

-C'est-à-dire j’ai pris une pillule bleue et …

-Mazette ! T’as avalé la boite !

-Non, j’en ai pris trois pour garantir l’effet…Je viens de province…

-Ben, oui mais c’est rapport à la largeur, tu l’as plus longue que large et cette couleur verte c’est quoi ?

-J’ai du la baigner dans une menthe à l’eau car elle chauffait.

-Bon ! Fais ton affaire tu as droit à 10 minutes…. Et passe la monnaie ! Vu le format, il y a supplément…

-C’est que j’ai prévu de passer par la petite porte de service.

-Oh non ! Tu vas pas me la jouer au romantique ! J’ai perdu la clé tu prendras la grande porte…

-Ca ne m’excite pas la grande porte…

-Tout le monde y passe et personne ne s’en plaint, aller si tu veux tu peux laisser allumer…

-Oh ! Je ne sais pas ce qui se passe …

-Pas compliqué, t’es descendu en marche !

-Oui mais je reste ferme

-Vas boire une grenadine, ça te changera de la menthe…

 

Il est 4 heures du matin quand Rosetta arrête son travail nocturne … Pas un client ne l’a touchée et ça fait 25 ans que c’est ainsi. Fine psychologue elle les a tous dissuadés au dernier moment. Son job à elle c’est l’arnaque , juste l’arnaque.  

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Mercredi 28 décembre 2005 3 28 /12 /Déc /2005 21:39

Bonne Année 2006 à tous !

 

Monseigneur se met au repos pendant quelques jours !

 

 

 

 

Par Monseigneur Diégo - Publié dans : monseigneurdiego
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