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Bienvenue sur le Blog de Monseigneur Diégo

Bonjour et bienvenue dans mon temple sociétal  

MONSEIGNEUR DIEGO DEBLOGUE 

 

Retrouvez ici mes histoires , mes confessions et celles de la famille FLANCHION

Avec par odre d'apparition :

 

GINETTE FLANCHION

 Ex-dame pipi de la gare de l'Est et aujourd'hui animatrice de colloques

EMILE FLANCHION

 Créateur designer, ex-agent d'assurance et gardien d'immeubles

JOSIANNE FLANCHION

Fille de Ginette et reconnue par Emile 

Conseillère en communication, artiste, créative en recherche de situation   

 

Lundi 7 novembre 2005 1 07 /11 /Nov /2005 00:00
Virginie Kemoi était de ces femmes calmes et attachantes à la fois apaisantes, jolies et sympathiques.
Brillante sans être bruyante, un esprit vif mais discret, en quelque sorte l'être idéal.

Sylvain Deméce en avait fait sa collaboratrice et soudain l'envie lui vint d'en faire sa compagne.

L'approche était difficile, car si Sylvain n'était pas timide il ne voulait aucunement choquer Virginie. Pourtant un jour de mars, il lui fit clairement une proposition de sortie.

Loin de décliner l'invitation et ne manifestant pas le moindre trouble, Virginie répondit qu'il lui fallait réfléchir.
Après 8 jours, Sylvain aborda à nouveau la question mais sans autre réponse qu'une demande de temps pour réfléchir.

De semaine en semaine, de mois en mois, la réponse fut la même au point que Sylvain voulut en savoir plus.
Un soir à la fermeture des bureaux, il suivit Virginie jusqu'à la voiture conduite par celui qu'il prit pour son mari.
A peine montée en voiture, il vit la jeune femme pencher la tête vers l'avant et se mettre comme en prière.

Surpris, il renouvela le lendemain la même démarche et constata la même action...

Après quelques jours, il suivit la voiture et constata que celle-ci allait se stationner dans un garage non loin du bureau où officiait la jeune femme mais chose curieuse, personne ne sortait ensuite des lieux.

Sylvain s'y introduit et sa surprise fut immense...la jeune femme restait dans la voiture toute la nuit, immobile ainsi que le chauffeur de celle-ci.
Il en fut de même les jours suivants.
Un détail surprit Sylvain, ce câble électrique qui était relié à la voiture coté conducteur alors que le véhicule n'était pas électrique.

Sylvain voulut s'approcher mais rapidement un vigil le saisit par le bras et l'emmena dans un local où il fut présenté de force à Mac Kouye...

-Que faites vous ici ? Interrogea Mac Kouye
-Je voulais parler à Virginie ...
-Pourquoi ?
-Mais c'est personnel...
-Non, le XT 228 n'a pas de contacts personnels...
-XT 228 ?
-Oui, celle que vous appelez Virginie est notre modèle XT 228.
-J'aimerais comprendre...
-Vous n'êtes pas au courant ?
-De quoi ?
-C'est un modèle humano clonique de robot ...
-C’est impossible, Virginie vit, je la vois chaque jour ...

Mac Kouille se penche vers l'interphone " Faites-moi venir Le XT 228!"

Quelques secondes plus tard Virginie entre dans la pièce.

-Virginie déshabillez-vous dit Mac Kouille.

Virginie s'exécute laissant apparaître sous son visage en latex de couleur peau et des mains et avant bras du même matériau un buste en cuir d'agneau retourné et un bas ventre et des cuisses en carbure de tungstène poli brossé...

-Son sexe est en titane poli si le coeur vous en dit, indique Mac Kouye.

Sylvain est consterné, déçu ...

-J'en étais amoureux, dit-il à Mac Kouye

Mac Kouye retire sa chemise laissant apparaître un buste en acier ZX 75 et un sexe en acier chirurgical 440.

-Vous êtes aussi un robot ?
-Non mais j'ai du m'équiper voyez-vous, moi aussi je suis amoureux de ce robot mais le titane bien qu'anallergique m'a irrité ...au point que j'ai dû me faire installer cet équipement.
-La jeune femme qui est là bas est aussi un robot interroge déconcerté Sylvain.

-Non, c'est ma femme ...
-mais cet équipement ?
-Elle s'y est faite.

Sylvain repart, il a compris ce soir que les êtres sont avant tout comme on les voit. Virginie n'est pas pour lui, pourtant c'est la femme la plus appréciable qu'il a rencontré.
Mieux vaudrait ce robot que cette mégère qu'il a épousé il y a dix ans et qui mâche sans cesse ce chewing-gum plutôt que de lui parler...

Sylvain, presse ce soir un jus d'orange sur son robot ménager...Il n'a pas forme humaine mais Sylvain ne sait pas pourquoi, il lui trouve soudain un certain charme...Il ne lui manque que la parole, comme cette montre qui lui donne fidèlement l'heure...

Ah la fidélité ....
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Lundi 7 novembre 2005 1 07 /11 /Nov /2005 00:00
Sandy Wiche avait deux amants, un certain Bill Boquet et Abel Bythe. Elle ne les rencontrait jamais ensemble mais avait tout de même le sentiment d'être prise entre le marteau et l'enclume d'autant que Bill pesait 120 kilos.

Sandy refusait de voir le monde en face, son strabisme de toutes façons ne lui permettait pas de voir grand chose et si elle avait bien conscience que la situation n'avait rien de durable, elle n'était pas très à cheval sur les principes.
Ce mois de janvier allait sonner le glas de cette double relation.
Pour Sandy il fallait clarifier les choses et de Bill ou Abel, ne pouvant trancher, elle décida d'avoir un troisième amant un certain Jean Glende sans emploi fixe depuis son renvoi de cette grande firme d’horlogers du bas Jura.

Sandy nageait entre deux eaux et dorénavant ses trois amours, quand elle se rendit compte qu’avoir pour elle seul un homme ou trois ne changeait finalement rien.
Chacun d’eux s’endormait immédiatement une fois ses désirs satisfaits, jetait ses chaussettes de la même façon et ne prêtait attention qu’aux pliures de son pantalon.

Pire, les trois gardaient leurs montres au poignet une Panerai de peur que la poser ne les conduise à l’oublier sur la table de nuit, regardaient l’heure avant et ne consentaient à venir chez Sandy qu’à la condition qu’il n’y ait pas un match de football à la télé.

Sandy avait bien un téléviseur mais Abel, Jean et Bill préféraient regarder le match chez eux car madame faisant la vaisselle n’avait pas cette fâcheuse habitude de tenter de lancer des conversations entre deux actions de match.

Sandy Wiche cherchait autre chose mais ne savait pas rompre, un peu comme certains n’imaginent pas le jambon sans deux tranches de pain, elle ne concevait pas sa vie sans la proximité de ceux qu’elle avait aimé.

Ce soir de Juin pourtant tout allait basculer avec une nouvelle rencontre avec cet indien sage Ilniak Maille , un grand type mal rasé un peu aigre et à prendre avec des pincettes.
C’est avec lui et lui seul que Sandy partagerait ses meilleurs instants.

Ses anciens amants étaient malgré tout confiants, cet Ilniak Maille est un vrai cornichon.
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Lundi 7 novembre 2005 1 07 /11 /Nov /2005 00:00
Hubert Linguaut président des montres Kikinella avait remarqué tout particulièrement Yana Rienafoute et sa soeur Jena mannequins à la mode.
Lorsqu' il leur proposa de devenir les symboles de la marque, l'accord fut immédiat.
Les jeunes femmes étaient magnifiques et se ressemblaient trait pour trait ce qui contribuait à leur exceptionnel succès.

Le jour des premières prises de vue toujours avec un seul photographe Thuva Thlaferre et son assistant Thore Aidut, personne ne vit entrer les mannequins. C'était leur condition : ni autographes, ni rencontre avec les fans ...

Sous un manteau pour les dissimuler on vit donc des deux soeurs seulement les jambes et la main de chacune pour tenir le manteau.

Le photographe fit des prouesse...ce visage en très gros plan, cette montre posée sur la joue du visage magnifique de Jena à moins que ce ne soit celui de Yana, ces fonds noirs, cet éclairage diffus sur les pourtours des visages, cette nudité pour présenter les montres et cet érotisme en les déposant sur toutes les parties de leurs corps y compris les plus intimes, rien n'était choquant.

A la fin de la journée, lorsque Thuva Thlaferre demanda aux jeunes filles si elles étaient fatiguées, d'une même voix, elles répondirent à l'unisson qu'elles étaient épuisées...

Les deux soeurs furent remmenées chez elles dans cet appartement en terrasse qu'elles occupaient ensemble depuis des années.

On y voyait parfois venir un homme, probablement l'amant de l'un des deux mais l'autre soeur ne semblait pas fréquenter au dire de la gardienne de l'immeuble.

Jeve Aienthater un paparazzi grand séducteur à la réputation trempée sentit bien vite que les deux soeurs avec un tel succès pouvait gagner gros. Comme l'approche des jeunes filles semblait impossible, c'est par télèphone qu'il réussit à les joindre et rendez-vous fut pris pour des discussions par internet.

Cela dura des mois et à force d'insistance et de charme expérimenté, le grand soir arriva...lorsqu'il sonna à la porte, Jeve entendit les pas des deux soeurs venant lui ouvrir...laquelle lui avait répondu, il n'avait pas de certitude...La porte s'entrouvrit sur les jeunes filles méfiantes et voilées par un même voile blanc.

Jeve leur dit sa satisfaction de pouvoir les rencontrer mais une seule des jeunes filles répondit...Elle s'assirent sur le canapé l'une à coté de l'autre et Jeve se vit offrir un fauteuil.

Après une heure de discussion, Jeve vit une main détacher le voile et le soulever ...les deux soeurs étaient siamoises avec une seule tête pour deux corps.

-Tu sais Jena...commença Yana
-Oui je sais...répondit Jena
-Je n'imaginais pas .dit Jeve médusé en prenant congé...

Ce doit être depuis ce jour là que Jeve ne mange plus que des carottes, ne va plus en boite et a décidé de devenir vendeur de chaussures sans jamais lever les yeux sur le visage de ses clientes...
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Lundi 7 novembre 2005 1 07 /11 /Nov /2005 00:00

Isabella Thrine vivait dans un petit coin perdu d'Helvétie, une cuvette isolée qui servait de terrain de chasse.
Son intérêt la rapprochait du sol et sa position assise dans le conseil d'administration de la firme "Time Piece" lui assurait des rentrées de liquidités qui lui garantissaient de chaudes embellies.

Isabella n'avait qu'une seule passion, elle-même. Très vite elle ne voyait plus chez ses interlocuteurs que les défauts et ne fréquentait guère une même personne plus de 3 ou 4 jours.
Pas le temps de s'attacher d'un coté ni de l'autre.
Une première fois, elle avait succombé en se mariant à 20 ans sur un coup de folie avec un être qu'elle pensait brillant mais qui s'avéra si ordinaire qu'il devint un meuble dans sa vie.
Jeffé Hakotter avait pourtant un physique avantageux malgré un cortex cérébral dont les limites n'étaient plus dissimulées par l'aspect physique.
Il était comme l'un de ces meubles que l'on oublie mais dont l'absence chamboulerait un équilibre dont on voudrait croire qu'il suffit à justifier de partager ses jours.
L'amour était pour Isabella une sorte de corvée et ses pensées allaient vers d'autres hommes à l'heure de s'offrir à son mari.

Isabella l'avait conservé bien qu'il fut has been avant d'avoir fait quoique ce soit et promis aux abîmes du néant.

Chaque jour Isabella ignorait un peu plus cet homme qui partageait ses jours au point ce matin de mars de ne pas le reconnaître.
Cachant sa surprise et peu sûre d'elle, elle le vouvoya et Jeffé prit cela comme un trait d'humour. Lorsqu'elle lui demanda ce qu'il avait l'habitude de petit déjeuner, il le ressentit aussi comme une taquinerie.
Lorsqu'elle oublia de lui dire au revoir en partant de la maison, il pensa qu'elle était préoccupée par son travail mais lorsque le soir, il trouva porte clause, il ne comprit plus rien.
Sonnant à la porte, tambourinant et hurlant qu'il voulait entrer, il ameuta les voisins.
Ceux-ci croyant à une agression firent appel à la police et Isabella leur confirma que cet homme lui était inconnu.
En contrôlant son identité, les policiers eurent rapidement la certitude que celui qu'ils avaient face à eux n'était pas Jeffé Hakotter.
Il ne portait plus la barbe de ses papiers d'identité, il était manifestement plus fort que sur la photo et enfin sa taille était de 2 centimètres de plus que ce que la carte mentionnait.

Jeffé n'avait plus de parents et pas d'ami, il se contentait de vivre dans l'ombre de sa femme.

Si l'homme qu'ils avaient devant eux n'était pas Hakotter où était il donc ?

L'homme fut accusé de l'avoir fait disparaître et après une instruction de plusieurs mois, il fut jugé, condamné à mort et exécuté.

La recherche du corps de Jeffé dura des années, Isabella a refait sa vie avec Jean Haimila qu'elle a épousé dans des conditions qui rappellent son union avec Hakotter.

Pris de doute sur la disparition d'Hakotter, Haimila qui ne supportait pas de devenir un simple meuble est allé se confier à la police. Il est convaincu que c'est Isabella qui a fait disparaître son premier mari.
Tout l'accable en fait et les réponses désobligeantes des jeunes femmes laissèrent à penser qu'elle a bien tué son mari.

Son procès déboucha sur sa condamnation à mort.

Jean Haimila le savait bien, cette Lathrine était un peu bouchée...

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Dimanche 6 novembre 2005 7 06 /11 /Nov /2005 00:00

Les boutons de Renata Peale lui constellaient le visage, malgré tout Renata était plutôt jolie, avenante, aimable, serviable avec ses collègues et appréciée de tous et toutes.  On savait sur elle, peu de choses dans l'entreprise malgré une ancienneté de plus de 5 ans au service de la firme. Paul savait qu'elle était passée par la direction des ressources humaines lors de son recrutement, qu'elle y  avait servi pendant huit mois jusqu'à ce que le Directeur en fut renvoyé pour faute, convaincu d'avoir versé des primes indues à ses amis de l'entreprise et de s'être octroyé des avantages indus.La Direction du personnel avait à cette occasion été transférée au siège de la firme.  

 

Elle était ensuite passée par la Comptabilité et en avait été débarquée avec le reste du personnel quand cette affaire de détournements d'argent avait été mise à jour. Une sacrée escroquerie qui depuis des années enrichissait plusieurs membres du personnel et leur famille. Pas de très grosses sommes à chaque opération mais un cumul qui représentait plus de deux mois de salaire pour les mieux servis. L'intégration récente de Renata dans ce service lui avait évité la porte d'autant qu'elle même n'avait rien perçu. En revanche tous ses collègues furent renvoyés sans indemnité car aucun ne pouvait ignorer ce qui se tramait dans les comptes de l'entreprise. La comptabilité avait été jumelée temporairement avec celle d'une autre filiale de la firme.

 

Elle avait après cela pendant deux ans occupé le poste d'essayeue dans les ateliers où elle était devenue très amie avec Cécilia Palfeu , la chef de rang, qui travaillait secrétement pour la concurrence en lui donnant les modèles en cours de mise au point. La rumeur avait couru que c'est à cause de cette amitié que Rénata avait été mutée dans le service commercial ne pouvant préserver son poste dans ce service.

 

Depuis, la production avait été recomposée au sein du groupe, et l'unité à laquelle appartenait Renata avait été réduite. "On ne commet jamais deux fois les mêmes erreurs " avait dit la direction. 

 

Paul avait pour Renata une attirance certaine. Célibataire comme la jeune femme divorcée trois fois, seul comme elle, oublié par une famille éloignée,  et peu expansif mais tellement à l'écoute des autres. Ce 17 janvier Paul réussit à vaincre sa timidité et invita Renata à diner chez lui. La jeune femme sans l'ombre d'une hésitation accepta la proposition.

 

Paul lui présenta son appartement joliment décoré de vieux outils récupérés ici et là , comme il l'expliqua et notamment dans la salle de stockage de l'entreprise aujourd'hui vidée, pillée commenta Paul par des gens peu srupuleux qui n'avaient pas hésité à revendre du matériel et à conserver pour eux mêmes le fruit des ventes. 

 

Rénata céda après le diner aux avances de Paul qui décida de célébrer leur nouvelle union en allant chercher dans la cave une bouteille de son meilleur Champagne. Très curieuse, Renata profita de cette courte absence pour ouvrir le tiroir de la table de nuit qui est toujours une mine de renseignements sur les habitues de son propriétaire.

 

Elle ouvrit un petit carnet noir et découvrit à coté du nom de ses collègues féminines des dates passées et futures, une sorte de planning avec des appréciations très intimes ne laissant planer aucun doute sur le type de relations entretenues par Paul avec les jeunes femmes.

 

Il fallut très peu de temps à Renata dans les jours suivant pour établir le chantage que Paul exerçait sur ses collègues. Ce chantage restait difficile à prouver faute de plaintes et Renata cessa immédiatement de voir Paul malgré les tentatives d'intimidation auxquelles il se livra sur elle... 

 

Il est vrai que Paul ne fut pas bien long à devoir présenter sa démission après que sur plainte de l'entreprise son domicile ait été perquisitionné et que l'outillage ancien de celle-ci eut été saisi.

 

Paul suspecta bien sûr l'une de ses conquètes de l'avoir dénoncé. Renata peut-être ou n'importe quelle autre pouvait être à l'origine de cette information de la direction. L'affaire fit grand bruit et la firme de toutes façons ferma cette unité de fabrication.

 

On ignore ce qu'il advint de Renata Peale car sa trace a totalement disparu, pire même il semble qu'elle n'aie jamais existé car dans les listings du personnel, son nom n'apparait nulle part. Tout juste sait-on qu'une société de conseils en liquidation d'entreprises et délocalisation est aujourd'hui dirigée par une personne qui lui ressemble étrangement. La méthode de ce consultant consiste à infiltrer les services des entreprises et à rechercher les fautes du personnel qui pris en défaut pourra être licencié sans frais.

 

Cette sociéte la "Consulting General Transatlantic" dispose aussi d'un bureau chargé de la déstabilisation des entreprises mais la concurrence est rude car la "Methodical  Energetic Dynamic  Economical  Fondation  " dispose aussi de son service de déstabilisation et obtient d'excellents résultats. Il leur faut donc se partager un  marché  dont on sait qu'il n'est pas inépuisable. Chacun se méfie donc de l'autre, de crainte de se faire infiltrer.

 

Il y a longtemps que vous connaissez vos collègues ?  

 

Par Monseigneur Diégo - Publié dans : monseigneurdiego
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Samedi 5 novembre 2005 6 05 /11 /Nov /2005 00:00

Jeannine Poildru agricultrice de 49 ans, 91 kilos , 5 enfants  menopausée depuis le 14 juin 2005 vers 20 heures 15 ( pendant le journal télévisé et l'annonce par Pulachiasse de la découverte d'un traitement contre l'odeur d'urine de chât ) , Jeannine Poildru donc en est convaincue, elle a été enlevée par des extra-terrestres le 15 juin à 6 heures 50 lorsqu'elle donnait du grain à ses poules. 

Cette révélation le 11 juillet dernier au colloque international d'Ufologie d'Accutron a glacé d'effroi toute la salle Frédéric François de la maison de la culture Michèle Tord .

Ce jour là , Jeannine raconte qu'elle fut comme aspirée par le bas et positionnée en ventouse sur une sorte de missile qui la propulsa dans un univers où elle ne sentait plus rien. Ni douleur, ni les mégots de Gaston dans le cendrier de la cuisine, ni le ragoût de boeuf sur la cuisinière à charbon. 

Jeannine aperçoit au loin dans son souvenir trouble, un personnage jaune très ventru avec une petite tête bleue. Le personnage lui a d'abord semblé minuscule dit-elle, puis il s'est approché et a disparu sous sa chemise de nuit en flanelle taille 58. Ensuite , c'est le trou noir.

Jeannine s'est retrouvée sur son lit avec Gaston qui ronflait encore après ses excès de boisson de la veille. Rien n'avait bougé dans la chambre, tout était normal.

Dans la salle les question fusent ...

Raymond correspondant du journal "Département mon voisin" pose la première question.

-Ressentez-vous une douleur aujourd'hui encore ?

-Un ballonnement,  répond Jeannine 

-Et ce personnage, pouvez-vous en dire plus long?

- Ben, il avait un très gros ventre et un petit cou avec une tête bleue et peut-être mais je n'en suis pas certaine , des cheveux jaunes. 

-Et dans la chambre ? Jeannine, n'avez-vous pas remarqué un détail inhabituel... 

-Non, tout était normal ça je suis sûre...

-Vous n'aviez pas bu ?

- Ben, juste un Orangina qu'avez un drôle de gout .

-Un Orangina ?

-Oui, Gaston boit chaque soir un Orangina avec de la Vodka , il mélange les deux...

-Peut-on apporter une petite bouteille d'Orangina ? demande Raymond ...   

 Sophie Padepoil qui tient la buvette apporte la bouteille à Raymond .

Jeannine Hurle de terreur. 

-C'est lui, c'est lui je vous dis !

Jeannine désigne du doigt la bouteille ...

-Jeannine, le gros ventre, la tête bleue ....C'est de votre imagination que tout cela est sortie ! Gaston avait du faire son cocktail dans votre bouteille.

La salle se moque de Jeannine qui est priée de quitter la tribune.

La vie de Jeannine avait  depuis repris son cours normal mais la semaine passée pourtant, elle est allée voir le médecin pour des douleurs au ventre.

Des examens pratiqués, elle a eu ce matin les résultats. Jeannine est enceinte et le problème est la forme du foetus, le médecin a dans son rapport inscrit " une forme de bouteille de jus de fruit avec une capsule de couleur bleue" .

Jeannine est en ce moment même en salle d'accouchement, un barman a été appelé en renfort...Le personnel de la clinique est assis dans le bloc opératoire. Personne n'a jamais vu ça ... l'enfant est comme un culbuto, pas de bras , ni de jambes et une tête bleue, minuscule avec un ventre énorme.

Il ne pleure pas, parle et réclame un Orangina....

Jeannine l'a dans les bras... Il est encore plein de pulpe.

-Si on m'avait dit ça , dit jeannine, je n'y aurais pas crû.

Nous non plus.       

    

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Samedi 5 novembre 2005 6 05 /11 /Nov /2005 00:00

Arthur Palantin avait découvert à 37 ans qu'il était de l'étoffe des chefs. Il faut dire que dans son entreprise, il avait acquis la responsabilité de relever les horaires de Suzie la plus jeune  employée, dernière recrutée et que son travail de gardien de nuit des installations de la Condom Factory Institute lui avait fait retrouver une situation professionnelle le préservant des affres de l'errance.

"Ayez l'oeil sur elle !". Telle était la consigne reçue par Arthur qui justifiait ainsi qu'il ne la quitte pas des yeux. Dès son arrivée chaque matin, Suzie était donc la proie d'un suivi incessant de la moindre de ses actions.

Suzie était testeuse chez Condom Factory Institute, plus grosse fabrique mondiale de préservatifs et gants en latex . Sa spécialité était de gonfler en sortie de ligne des échantillons prélevés au hasard et de s'assurer de leur étanchéité.

Arthur ne s'intéressait pas aux gants et pour cause, il avait perdu trois doigts à la main gauche  et de la main droite, il souffrait après une peste du ciment , d'une allergie lui interdisant le contact avec le latex. Suzie était dotée d'une capacité thoracique hors du commun qui ne cessait de susciter l'admiration de son gardien. D'un souffle, elle  donnait forme à ses échantillons et passait toujours la langue ensuite pour qu'un peu de salive se dépose sur le bord supèrieur. Elle savait que la moindre fuite créerait une sorte de filet vers le point de pénétration ou d'expulsion de l'air. 

La jeune femme ne prêtait  plus aucune attention à Arthur qui faisait partie intégrante de son univers quotidien jusqu'au jour à par fatigue ou lassitude de l'exercice voire simplement en raison d'une trop forte rigidité du matériau, l'un des échantillons se dégonfla expulsant dans la trachée de Suzie l'air emmagasinné à l'issue d'une premiere tentative de remplissage. 

Si sur une taille 12 ou 15 cela n'aurait eu qu'une conséquence mineure, sur du 38/40 l'incident ne pardonne pas à la manipulatrice son manque d'attention ou de parfaite condition physique. Suzie fut donc gonflée par retour d'air faisant exploser le haut de sa tenue de travail composée d'une blouse blanche, d'un corsage blanc et d'un soutien gorge renforcé de taille 110 bonnet F, ensemble fourni par l'employeur. 

La jeune femme perdit connaissance et sans la présence d'esprit d'Arthur qui pratiqua un massage cardiaque par précaution,  peut-être eut-elle perdu le souffle. L'incident fut relaté au pilote de ligne de fabrication dès le matin et celui-ci invita la jeune femme à faire un effort rappelant qu'elle n'avait pas achevé sa période d'essai et que les tests devaient continuer. 

Suzie le soir même reprit donc son poste de travail sous l'oeil vigilent d'Arthur et craqua dès le premier échantillon. Les psychologues du travail des entreprises de fabrications d'objets en latex appellent cela le syndrome du refus buccal qui inhibe la victime et la conduit à refuser de faire usage de sa bouche sur le lieu de travail. Susie est désemparée et  Arthur torturé de la voir ainsi démunie.

Comment aider la jeune femme à tester ses échantillons ? Arthur a bien une idée mais Suzie va-t-elle l'accepter ? La pratique n'est pas courante dans l'entreprise et puis cela pourrait laisser cours à des rumeurs car persoone ne verrait dans une telle attitude, un geste purement professionnel.

Arthur se lance, il s'approche de Suzie dont les poumons se gonflent et se dégonflent par petits spasmes et lui déboutonne sa blouse. La jeune femme se laisse faire , Arthur lui retire son corsage, la respiration de Suzie s'accèlére. Puis d'un geste assuré il ôte l'attache de son soutien gorge professionnel. Les spasmes prennent un rythme endiablé donnant à la poitrine de Suzie une animation très particulière. 

Suzie s'engage alors à déboutonner à son tour la blouse grise d'Arthur, puis sa chemise. Lui aussi connait une respiration dont il ne controle plus le rythme.

Suzie ferme les yeux comme étourdie de cet événement qui vient éclairer sa vie d'une lueur inattendue. Comment pouvait-elle imaginer lors de la première pénétration sur son lieu de travail qu'elle connaitrait pareil bonheur. Comment a-t-elle pu ne pas prêter à arthur une plus grande attention ? 

Suzie ne veux par rouvrir les yeux tout de suite, elle s'isole ainsi de cet environnement composé de machines, de vaseline autres boites et paquets de préservatifs. 

Suzie se penche en arrière et entrouve les lêvres pour reprendre un souffle plus régulier.  C'est à cette seconde précise qu'elle entend la machine redémarrer signe que la production reprend sur la chaine de montage numéro 18. Elle ouvre les yeux et là, sous ses yeux voit Arthur paré de son soutien gorge, de son corsage et de sa blouse blanche en position de gonflage. 

"Qu'attendez-vous pour passer ma chemise et ma blouse, Suzie, c'est bon pour ce soir. Je vous remplace mais n'oubliez pas que je suis votre chef et que demain, il faudra vous ressaisir"     

       

 

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Vendredi 4 novembre 2005 5 04 /11 /Nov /2005 00:00

Mégot de gitane maïs collé sur la lèvre inférieure Polydor Fonon comme chaque jour de la semaine prend son service à huit heures en qualité de gardien de l'höpital Brigitte Lâhaye de Tripol sur Loire .

Comme chaque jour, les infirmières et le personnel de service saluent d'un geste indifférent Polydor qui d'un autre geste tout aussi indifférent ouvre la barrière donnant accès au parking de l'hôpital.

Ce matin, Polydor n'a pas pris le temps de positionner sa prothèse dentaire et c'est sur des gencives édentées que ses lèvres s'ouvrent. Cela lui fait ressortir les lêvres de sorte que sa bouche humide devient adhérante au mégot éteint qu'il transporte depuis son petit déjeuner composé de rillettes de porc tartinées sur du pain en sachet fraîcheur comme il en trempe chaque matin l'équivalent d'un pot dans un café noir additionné de deux sucres.  

Polydor n'est pas un séducteur, loin s'en faut . Pourtant des femmes, il en a connu beaucoup jusqu'en juin 1973, le 17 pour être précis. Polydor était même réputé pour être ce que beaucoup appelaient un bon coup.  

Ce jour du 17 juin 1973,  les fabricants de piles décidérent d'arréter la production de la grosse pile bâton qui équipait outre les torches électriques et les pendules de cuisine, les voitures filoguidées.

Ce jour là aussi Polydor Fonon perdit la source énergétique de son sexe à pile, une prothèse Américaine rapportée par son frère, un pilote de ligne de fabrication de piles boutons pour Wonder.

Bien sûr, des solutions furent recherchées en superposant des piles boutons pour se substituer aux piles batons mais le voltage trop puissant provoqua au déclenchement de l'appareil un arc électrique qui épila Ginette Flanchion, la laissant pendant quelques minutes les cheveux dressés à quatre pattes sur le lit, celui-là même où Emile endormi, ressentit si fort la décharge que le blocage de sa troisième lombaire fut réglé en quelques secondes.

Voilà commment Polydor Fonon perdit sa virilité électrique et conquit l'amitié d'Emile convaincu qu'au moment de l'accident Ginette était en train de se faire soigner.

Polydor  a gardé de la rancune contre ces Américains qui ont brisé sa vie sexuelle d'un trait sur une gamme de piles qui a du même coup sonné le glas d'une multitude de lampes et pendules.

Dorénavant quand Polydor choisit un appareil électrique, il vérifie soigneusement s'il est bien "Piles et secteur" car comme il dit, "c'est toujours quand on en a besoin qu'on se retrouve en rade... "  

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Vendredi 4 novembre 2005 5 04 /11 /Nov /2005 00:00
Helmut Stog Von Stroëth n'a pas la montre de n'importe qui. La sienne fait un tour de cadran en 34 heures 56 minutes et 44 secondes.
Chaque jour, il en vérifie le bon fonctionnement sur la pendule de son salon, une Van Ripper de 1827 qui sert d'étalon horaire à la famille Von Stroëth depuis 1835 date de son acquisition par Edgar l'ancètre noble de la Dynastie des Von Stroëth.

On meurt jeune chez les Von Stroëth mais on vit des journées plus longues comme le personnel des usines de la famille qui travaillent un tiers de la journée moins une heure comme partout.

La famille est riche très riche, ne connait pas la délocalisation et négocie avec les syndicats le temps de travail non pas en heures mais en tiers de journée de travail.
Pour les congés, c'est le temps hors entreprise qui est retenu...Normal, chez les Von Stroëth on ne vit pas dedans comme dehors.

Le personnel n'a d'ailleurs pas le droit de porter de montres dans l'entreprise qui en fabrique, les pendules sont là pour donner l'heure et rythmer les cadences.

Monsieur Von Stroëth vient de recevoir une délégation Chinoise. La famille Thien Dong. Ils ont visité les usines et les ont trouvées très bien tenues, ils sont prêts à délocaliser une partie de leur production chez Von Stroëth...Ils pourront ainsi marquer leurs montres " Made in Germany" pour un très bon rendement comparable à celui de Shangai .

La main de Mao qui salue la foule au rythme des battements du balancier sera remplacée par une image érotique ...la clientéle fait loi.

La retraite reste à 60 ans chez les Von Stroëth . c'est pratique quand les deux membres du couples y travaillent ensemble. A défaut l'autre se meurt d'ennui. Il faut dire que très peu vivent jusqu'à lâge de la retraite ce qui limite les pensions versées .

Ils ont ri chez les Von Stroëth quand il fut question de supprimer le Lundi de Pentecote chez les civils... Cette année , ce fameux lundi tombait chez eux un dimanche ...Le jour de la semaine le plus court ...12 heures. Le personnel a bien sûr travaillé par solidarité...mais il en fut de sa poche .

Chaque années, les enfants ont pour Noêl un cadeau de l'entreprise ... Cette années ils auront droit à 10 leçons de Yoga offertes et un stage de vacances initiatique sur la résistance au sommeil.
des braves gens ces Von stroëth ....


Désolé pour cette histoire sordide.

Par Monseigneur Diégo - Publié dans : monseigneurdiego
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Vendredi 4 novembre 2005 5 04 /11 /Nov /2005 00:00

Lorsqu'il remit sa montre, John s'aperçut que son poignet avait tellement changé que la boucle déployante ne pouvait plus être fermée.

Ce retour à la maison John en rêvait depuis la sortie de ce coma de 4 mois et depuis qu'un chirurgien habile et une rééducation efficace lui avaient rendu toute sa mobilité.

John se déchaussa, les mocassins noirs que lui avaient apportés Elia pour sa sortie de l'hôpital lui faisaient mal aux pieds. Sept mois sans porter la moindre chaussure rendent le cuir rigide inconfortable.

 

John voulait porter à nouveau une montre. A cette Omega à bracelet acier il faudrait bien ajouter un ou deux maillons, mais comment se souvenir de l'endroit où il avait rangé l'écrin.

John souffrait d'une amnésie partielle. Tous les événements de sa vie, antérieurs à son accident étaient effacés mais des détails restaient imprimés dans sa mémoire.

 

Cette Speedmaster par exemple, l'avait marquée car il l'avait acquise le 21 juillet 1999 jour de ses 30 ans et trentième anniversaire du premier pas de l'homme sur l'astre Lunaire.

 

De même son Leica sur sa table de nuit avec toujours une pellicule à l'intérieur au cas où surviendrait un événement justifiant qu'il fasse un cliché.  John rêvait d'être journaliste, photographe de presse, cette idée là non plus, il ne l'avait pas oubliée. Dans l’appareil, il devait encore y avoir cette première photo qu'il faisait à chaque fois de lui-même tirant la langue afin d'amuser l'ami qui lui développait ses films.

 

Son Parker Duofold devait aussi être dans le tiroir de la table de nuit avec un carnet ...John ouvrit le tiroir et à coté d'un carnet vierge, un Oxford 90 grammes petits carreaux, découvrit un Montblanc Meisterstuck . Il en fut fort surpris lui qui n'écrivait qu'avec un Duofold noir ... Comment avait-il pu pareillement changer d'intéret stylographique? John essaya la plume du stylo sur la première page du carnet encore vierge de toute écriture mais l'encre bleue acheva de le convaincre que l'instrument ne pouvait être le sien. 

 

Il reprit l'appareil photo reposé trop vite et cette fois le compteur encore sur zéro éveilla son attention. Jamais, non jamais son appareil ne restait sur zéro, le minimum était nécessairement un.

 

John demanda à Elia si elle avait touché à cet appareil mais la jeune femme ne simulait pas la surprise devant une telle question. John reprit sa montre, cette speedmaster de 1969 achetée neuve de stock et qui avait exactement son âge. Comment expliquer alors que celle qu'il avait entre les mains comporte sur son fond la mention qu'elle était la seule montre à avoir été portée sur la lune. Pourquoi encore n'avait-elle pas ce logo en acier que John aimait à regarder ?

 

Elia vint s'allonger sur le lit...Ces mois de visites intensive à l'hôpital chaque jour de 15 heures à 18 heures avaient éprouvée la jeune femme.

 

John demanda à Elia de lui parler d'eux, avant , avant cet accident ...

 

Avec force de détails Elia rappela à John des vacances dont il ne se souvenait pas, des moments de bonheur qu'il avait oubliés et leur rencontre dans un restaurant Italien.

Elia rappela à John ses manies, sa montre, son stylo et son appareil photo...

 

Elle posa la tête sur l'épaule de John lui laissant percevoir une cicatrice que la chevelure blonde de la jeune femme ne suffisait pas à dissimuler.

John l' interrogea sur l'origine de cette marque. Elia hésita et dit qu'elle avait eu un accident pendant le coma de John. Il voulut en connaitre les détails mais resta sur sa faim. Elia ne voulait pas en parler...

 

Pour éviter le questionnement Elia se déshabilla et proposa à John d'en faire autant. Après 8 mois d'abstinance, le couple retrouvait enfin un peu d'intimité.

 

A nouveau John remarqua un détail troublant. Ce tatouage sur la fesse gauche d'Elia, un papillon aux ailes imparfaitement dessinées, comme effacées... Elia n'avait pas ce tatouage, elle était contre ce type de marquage indélébile.

 

Le pubis brun d'Elia compléta le trouble de John. Elia était une vraie blonde.

 

John se leva d'un bond et cette fois se demanda s'il ne vivait pas un nouveau cauchemard. D'interrogatif, il devint affirmatif et fit à Elia la liste de tout ce qui le troublait.

 

 La jeune femme lui avoua qu'elle avait été comme lui la victime d'un accident et que pendant leur coma, installés dans la même salle de soins intensifs, il avait parlé pendant son coma, imprimant dans la mémoire d'Elia des souvenirs qu'elle avait tenté de reconstituer. L'idée lui était venue quelques jour après son réveil quand entendant John délirer , l'infirmière avait déclaré que le réveil du jeune homme serait difficile lorsqu'il apprendrait la mort de sa fiancée.

 

Elia l'avait fait parler puis méticuleusement avait tenté de se mouler aux fragments de mémoire de John. Ensuite venant chaque jour le voir après son réveil et pendant sa rééducation, elle avait pu compléter ses connaissances du passé de sa victime.

 

Voilà comment une montre, un appareil photo et un stylo ont évité à John le bonheur de l'erreur.   

Par Monseigneur Diégo - Publié dans : monseigneurdiego
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