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Bienvenue sur le Blog de Monseigneur Diégo

Bonjour et bienvenue dans mon temple sociétal  

MONSEIGNEUR DIEGO DEBLOGUE 

 

Retrouvez ici mes histoires , mes confessions et celles de la famille FLANCHION

Avec par odre d'apparition :

 

GINETTE FLANCHION

 Ex-dame pipi de la gare de l'Est et aujourd'hui animatrice de colloques

EMILE FLANCHION

 Créateur designer, ex-agent d'assurance et gardien d'immeubles

JOSIANNE FLANCHION

Fille de Ginette et reconnue par Emile 

Conseillère en communication, artiste, créative en recherche de situation   

 

Mercredi 23 novembre 2005 3 23 /11 /Nov /2005 18:47

La maison de la culture Serge lama allait ouvrir ses portes ce dimanche après midi et dans la grande salle Dalida, on attendait fébrilement Michelle Tor qui donnait un grand concert.
Au premier rang Jeannine Torchue et Gilberte Moricot échangeaient avec Roland Chauvette une mèche de cheveux arrachée à Herbert Léonard contre le plombage d'une dent de Laurent Gerra l'imitateur RTL.
Un grand panneau "Avec RTL" était affiché dans l'entrée et les 23 personnes de la salle comble semblaient déçues en ne voyant pas Philippe Bouvard.

Michelle Tor monta sur la scène et posa son sac à main en simili sur un tabouret en formica. C'est bien le formica. Ce tabouret avait servi au nain Pierral pour chanter petit papa Noël en 1972 aux enfants du comité d'entreprise des Bas nylons Stem.

Michelle Tor commença à chanter mais le magnéto prêté par l'abbé Chamel, un bossu avait des piles un peu usées et il tournait au ralenti...C'est la que se fait la différence entre l'artiste et l'amateur car Michelle ralentit sa chanson et même réussit à baisser de trois tons pour rester en rythme.
Elle chante comme Ray Charles dit Roland, étonné de constater que Michelle Tor portait une robe transparente.

C'est à ce moment que Simone Granchin et Guy Gronichon comprirent la supercherie dans la lumière passant à travers la robe. La chanteuse avait manifestement oublié de mettre une culotte et des attributs virils étaient détectables. Guy se mit à siffler avec son appareil respiratoire qu'il débrancha de son pharynx.

Ce n'est pas le sifflet mais les hurlement de Simone qui perturbèrent le spectacle où pour faire des effets de lumière Raymond jouait avec l'interrupteur de la salle, ce qui lui valait deux euros par spectacle.

Simone était dégoûtée car en sifflant Guy venait de lui déverser un litre de bave que l'appareil vidangeait.

La chanteuse arrêta de chanter et enleva un masque qu'elle avait sur le visage.

Pauvre Yves Duteil....Venir masqué pour chanter quand même...C'est pas Gérard Lenorman qui ferait ça...Tient il vient le mois prochain en tête de gondole chez Auchan à Roubaix de 14 à 18 heures pour les sardines sans arrête à l'huile de noix.

C'est pas bon les sardines à l'huile de noix...Il n'y aura personne et puis Guy ne les digère pas.

 

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Mercredi 23 novembre 2005 3 23 /11 /Nov /2005 18:45
La conférence du CNRS sur la dernière découverte scientifique va avoir lieu et les membre de l'académie des sciences conviés est au grand complet. Le professeur Demaideu doit annoncer une grande découverte.

-Mesdames messieur nous avons avec nous un homme différent, un être exceptionnel, un défi à toutes les lois de la physique....Cet homme marche sur les murs...mais pas n'importe lesquels, les murs droits ...Il ne se contente pas de marcher sur le sol mais est capable de marcher sur une cloison.
Les auditeurs sont sceptiques et les questions ne tardent pas.

-Lui faut-il des chaussures particulières ?
-Non ,il le fait pieds nus.
-Peut-il aller sur les plafonds ?
-Non professeur Ripolin, seul les murs situés sur sa droite peuvent le recevoir.
-Cela est-il durable ?
-Il le fait depuis qu'il sait marcher.

L'assistance doute ....

-y a-t-il une condition particulière pour qu'il marche....
-Oui, il doit être en état de ...comment dire ...
-Quoi professeur Demaideu ? expliquez-vous !
-C'est à dire qu'une partie de son corps doit être tendue comme un funambule aurait une perche...
-Se sert-il de cet organe comme point d'appui ?
-Non mais si cet organe reprend sa forme d'origine, il retombe ...
-Combien de temps tient-il dans cet ...état
-C'est là que l'opération est dangereuse, il tient 47 minutes et 18 secondes.
-C'est peu
-Professeur Erector, votre observation est une critique...pas une remarque scientifique.
-Bien excusez-moi de cette observation, mais l'expérience est-elle transposable à d'autre individus ?
-C'est là qu'est la découverte ! Nous en sommes tous capables dans les mêmes conditions...mais personne ne l'avait jamais tenté.

Les scientifiques dans la salles se sentent humiliés, comment ne pas y avoir pensé ?
Le professeur Otis fait sa première intervention ....

-C'est la ruine des ascenseurs.
-Oui mais il faudra des professionnelles pour supprimer les ascenseurs.
-mais pour les femmes , professeur Demaideu ?
-Eh bien pour les femmes ce sont les rideaux ...Vous connaissez l'expression "Grimper aux rideaux"

-Pouvons-nous avoir une démonstration ? demande le professeur Hanz Lip .
-Qui est volontaire ?

Tout le monde baisse les yeux....

Notre Hôtesse Nikita aidera le volontaire dans l'épreuve.

Tous les membres de l'assemblés sont dressés prêts à tenter l'expérience.

-Nikita, descendez du rideau et allez voir le professeur Gross

Le professeur atteint 25 cm sur le mur et retombe...Humilié.
-Je suis volontaire hurle le Docteur Kimlamé

Il ne dépassera pourtant pas les 20 secondes.

Les professeurs Kislabouje et Lébonetasseur n'auront pas plus de succés.

-L'expèrience est impossible clame le docteur kelcou, il faut tout recommencer !
-Mais pourquoi docteur !
-Mais parce que Nikita fait une prestation qui épuise les cobayes, il faut qu'elle s'arrété avant que ...

-Non , Nikita ! Nous avons tenté 20 fois cette expèrience hier et ça fait 6 mois que nous échouons avec toute l'équipe par votre faute , je vous ai dit pas plus de 2 minutes !!!

La science est vraiment un travail d'équipe.
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Mercredi 23 novembre 2005 3 23 /11 /Nov /2005 12:38

Patrick Netriquepas ne connaissait pas la chaleur des sentiments  à son égard. Capable des meilleurs sentiments,  il ne se souvenait pas depuis sa plus tendre enfance avoir été pris dans les bras de sa mère, de ses petites amies puis même de sa femme.

Un baiser spontané déposé sur ses lèvres ou sur ses joues n’était pas un ressenti qu’il ait jamais subi.

 

Ce soir chez ce médecin auquel l’avait renvoyé celui qu’il appelait « le Toubib », il attendait dans le couloir son tour pour être reçu en consultation après les examens qu’il avait dû subir.

 

Le médecin tranquillement sortit de son cabinet déposant la main sur l’épaule d’une femme en larmes et s’avança vers le bureau se sa secrétaire pour prendre une fiche cartonnée.

 

-Monsieur Netriquepas !

 

Patrick se leva et fébrilement avança jusqu’à la porte du cabinet médical. L’odeur de savon mêlé à celui de la transpiration  prenait  à la gorge mais l’inquiétude quant à son propre cas était telle qu’il n’y prêta même pas attention.

 

-Asseyez-vous, dit le médecin.

 

Patrick prostré sur son siège fixa le médecin dont le regard fuyant se posa sur les résultats d’examen qu’il découvrait face au patient. Il fronça d’abord les sourcils puis eut une mimique très embarrassée,  avant de regarder silencieusement son patient.

 

-C’est très grave, je préfère vous le dire. Les examens sont extrêmement négatifs et laissent très peu d’espoir. Il va vous falloir être fort. Le taux de cellules atteintes est tel que tout traitement serait vain. Je peux atténuer votre souffrance mais la médecine ne sait pas aller plus loin. Vous vous en doutiez ?

-C'est-à-dire que ….

-Je ne sais que vous dire. Avez-vous des enfants ? Vous êtes marié je crois ?

-oui, mais mon épouse n’avait pas le temps de m’accompagner …

-Vous êtes fort et entouré ! C’est important ! Soutenez votre femme, ça va être dur pour elle, très dur. Ménagez là. Voir partir un proche est une épreuve insoutenable.

-C’est vrai, elle est fragile.

-Les femmes sont plus fortes qu’on ne le croit. Tentez de vivre le plus normalement possible.  Je vous raccompagne.

 

Le médecin sortit du cabinet en suivant Patrick et lui posa la main sur l’épaule.

 

En moins de 4 minutes, Patrick venait d’entendre sa fin programmée et qu’il ne devait pas effrayer sa femme.

 

Il rentra chez lui, seul, désespérément seul.

 

Le médecin passa au patient suivant, un vieil homme en fin de vie.

 

Il fit asseoir son patient, lut la fiche de suivi médical et regarda les analyses des examens que le vieil homme venait de pratiquer.

-Vous allez beaucoup mieux monsieur Kiplépas ! Vos analyses n’ont plus aucune trace, je n’en reviens pas !

 

Sur le portemanteau, dans la poche du blouson de Patrick oublié, le téléphone portable se mit à sonner.

Le médecin leva les yeux et d’un air agacé les reposa sur la feuille d’analyse…

 

-Oh mais ce ne sont pas vos analyses monsieur Kiplépas, il y a eu inversion avec le patient précédent.

 

Le médecin se pencha vers l’interphone.

-Gisèle ! Appelez monsieur Netriquepas, demandez lui de revenir….disons demain vers 15 heures. Il y a eu une inversion des analyses avec monsieur Kiplépas.

-Je m’en suis rendu compte docteur ! Je viens de l’appeler et je lui ai laissé un message sur son portable.

-C’est bien Gisèle !

 

Le lendemain à 15 heures le médecin comprit que le rendez-vous avait dû être décommandé. Il demanda à Gisèle de renouveler l’appel dans la soirée.

 

Le médecin ne sut jamais que Patrick Netriquepas s’était pendu dans son grenier. Il ne lit pas les faits divers, faute de temps. Personne dans l’entourage de Patrick ne comprit  pourquoi il avait mis fin à ses jours alors que « le toubib » qui avait reçu les analyses rassurantes de son patient avait pu le rassurer. D’ailleurs, il lui avait même laissé un message sur son répondeur en appelant son portable.

 

Sa femme n’y comprit rien non plus, Patrick n’avait rien dit…mais il est vrai qu’il ne parlait jamais. Et puis pourquoi se suicider, le jour où elle lui avait envoyé un SMS pour lui confirmer que le soir, ils pourraient aller au restaurant et finir la soirée au cinéma ?

 

On devrait toujours garder son téléphone avec soi….        
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Mardi 22 novembre 2005 2 22 /11 /Nov /2005 21:34

Clara vivait dans une petite maison retirée au fond du village au pied de la montagne avec Jules, son mari. Le soir le couple regardait la télévision le lundi et le mardi, faisait l’amour le mercredi car il n’y avait jamais de film à la télé ce jour là et regardait à nouveau la télé du jeudi au dimanche consacré à la visite chez la belle mère,  suivie d’une séance de cinéma au multiplexe du centre commercial Auchan.

 

 

 

Les soirées « télé » étaient devenue longues, très longues après la onzième année de mariage quand Jules à la suite d’une courte hospitalisation avait perdu de son acuité auditive obligeant Clara à lever le ton.   

 

 

 

Ce lundi, traînant dans une librairie, Clara découvrit un livre pas comme les autres… « 1001 sujets de conversation » L’ouvrage se présentait sous la forme de 1001 enveloppes contenant chacune un sujet de conversation scellé jusqu’à l’ouverture de chacune d’elles.  

 

 

 

Le soir venu, Clara au lieu de lever comme chaque Lundi soir le son de la télévision proposa à son mari de desceller une enveloppe pour engager un sujet de conversation.

 

 

 

Jules un rien interrogatif, accepta de se prêter à ce jeu et écouta la lecture de la question ouverte par Clara.

« Auriez-vous envie de tromper votre conjoint si vous aviez la certitude qu’il n’en sache jamais rien ? »

 

 

 

Jules garantit que jamais une telle idée ne lui serait venue à l’esprit et que pour répondre, il lui fallait réfléchir.

Clara indiqua que si elle avait bien des occasions jamais elle n’y donnerait suite sauf à découvrir qu’elle était trompée.

Jules n’accepta pas une telle réflexion alors qu’il n’avait jamais franchi le pas mais Clara lui fit remarquer qu’il n’avait pas répondu franchement et avait demandé à réfléchir.

Jules déstabilisé par ce propos se fâcha et à bout de nerfs expliqua que s’il avait une fois fauté, il ne fallait pas en déduire qu’il avait de mauvaises intentions. Clara humiliée, dit qu’elle n’avait jamais commis aucune faute de ce genre mais qu’elle nourrissait un sentiment aigu pour l’un des amis du couple.

Jules déchaîné par la jalousie s’empara de la télécommande de la télévision et la jeta à terre, la fracassant en plusieurs morceaux…

 

 

 

Clara monta dans la chambre, prépara sa valise et expliqua qu’elle décidait de partir, que cette révélation de tromperie lui était insupportable.

 

 

 

Nul ne sait ce qu’il advint ensuite mais Clara n’eut jamais le moindre remord d’avoir acheté ce livre. Jules quand à lui le brûla sans ouvrir les autres enveloppes qui contenaient toutes la même question.

 

 

 

L’auteur du livre n’avait qu’une certitude, celle de la réponse qu’un couple peut apporter à cette question et des conséquences de celle-ci. Il ne publia d’ailleurs que cette oeuvre dans la série « Sentiments ». Il prépare un autre ouvrage sur le même principe «Parlez en à votre patron ».

 

 

 

Parfois, mieux vaut ne plus parler de rien.    

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Lundi 21 novembre 2005 1 21 /11 /Nov /2005 23:41

N'hésitez pas à laisser vos impressions et commentaires qui sont les bienvenus qu'ils soient positifs ou négatifs...

Tous sont lus ! 

 

Je vous propose un exercice unique :

Proposez un thème,une idée 

et

une histoire en sera écrite  pour vous ! 

 

A vos plumes !

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Lundi 21 novembre 2005 1 21 /11 /Nov /2005 20:54

Marie-Françoise de la Villepanière fait partie de ces familles nobles dans lesquelles depuis des générations, on ne fréquente que des gens de la même classe, du même monde et où l’on refuse de se mélanger pour ne pas appauvrir son sang avec des rustres de la classe inférieure.

Marie Françoise fait partie de la haute, de la très haute noblesse et dans l’hôtel particulier familial du 8ème arrondissement où elle occupe avec son mari et ses 2 enfants Pierre-Edouard et Frimoline, un appartement de 298 mètres carrés, Marie-Françoise ne compte que deux voisins : La concierge au rez de chaussée et la cuisinière et le chauffeur sous les toits.

  

Marie-Françoise n’a plus pourtant que peu de rapport avec sa famille. Sa mère est morte en couche et de son père, elle a reçu il y a plus de 20 ans un courrier le jour de son mariage  pour lui annoncer son départ pour les Îles avec une gourgandine qui n’en voulait probablement qu’à sa fortune.

  

Marie-françoise est une femme de caractère qui sait aussi donner dans le social au travers de l’association qu’elle préside « Personne dans la rue ».

 

 Bien sûr, des pauvres elle se croit autoriser à parler car comme elle dit « Je fais plus pour eux qu’eux-mêmes ».

  

Le soir quand elle rentre de ses journées harassantes d’essayage de ses toilettes de haute couture, sa seule passion, il n’est pas rare qu’elle chasse du pied un de ces clochards gluants qui envahit le hall de son hôtel. Depuis que la mode a ressuscité les chaussures pointues, c’est de la pointe qu’elle les chasse en appliquant un coup violent dans les vertèbres.

 

 « Quand j’en aurai brisé un, les autres comprendront que ce n’est pas service à toute heure… » aime-t-elle à leur répéter.

  

Ce soir, pour la huitième soirée, c’est le même clochard qui revient le visage bouffi par l’alcool et les joues pleines de croûtes laissées par le sang séché des plaies dues au froid.

Marie-Françoise n’en peut plus …Deux jours auparavant elle a déjà fait appel à la police pour se débarrasser de cet individu puant, un certain Paulo la Tripe. Mais il a fallu qu’il revienne, un provocateur sans doute…Marie-Françoise est furieuse de le revoir, alors si la police ne fait pas son travail, elle va le faire elle-même … Tel un gardien de but, elle balance un violent coup de pied dans la tête de l’homme couché à même le sol le corps emballé dans une couverture. Ensuite sans plus même se contrôler, elle s’acharne tape sans compter du bout du pied jusqu’à ce que l’homme inerte rende son dernier souffle.

 

 Avec un sang froid sans borne, elle compose ensuite le numéro de Police secours en indiquant qu’un corps gît dans l’entrée de son immeuble… Comment la police pourrait-elle dire autrement puisque cet homme leur a déjà été signalé deux jours plus tôt et que ces incapables n’ont rien fait pour le garder.

  

Les policiers constatent le décès. Le lieutenant s’avance vers Marie-Françoise et lui présente ses condoléances. «  Triste fin pour votre père madame » Un agent apporte à la femme le portefeuilles du défunt. « Quand nous avons su qui il était, nous l’avons relâché, nous sommes désolés, nous ne pouvions imaginer qu’il se ferait agresser devant chez vous, alors qu’il vous cherchait depuis 15 ans ».

 

 Marie-Françoise ne trouve aucun mot. Mieux vaut parfois rester muet.

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Dimanche 20 novembre 2005 7 20 /11 /Nov /2005 16:14

Lorsque Anne-Aure Hecsik une grande fille blonde et maigre ouvrit un œil, elle ne reconnut pas la chambre dans laquelle elle était. Bizarrement, elle ne ressentait aucune peur.

Anne-Aure tendit le bras droit pour vérifier que le ronflement qu’elle entendait témoignait bien d’une présence dans ce grand lit à draps blancs. Sa main frôla directement le ventre de John Manfoupa, ingénieur en informatique chez Jeteunick un concepteur de logiciels Anglais.

John réveillé par le mouvement d’Anne-Aure se tourna vers elle et lui caressa les seins avant de s’engager au dessus d’elle pour la pénétrer.

 

Le déhanchement d’Anne-Aure et le mouvement de son corps conduisirent John à l’extase en quelques minutes sans que la jeune femme ne manifeste autrement que par quelques râles sa satisfaction intime.

John, se leva ensuite d’un bond pour rejoindre la salle de bains avant de partir prendre son train de banlieue pour rejoindre le siège de Jeteunick à Londres.

 

Anne-Aure à son tour s’engagea dans la salle de bains puis d’un pas décidé se dirigea vers l’appartement de Jean Phil à quelques dizaines de mètres du pavillon où elle venait de quitter John.

Jean, un ancien cadre de Jeteunick, aujourd’hui à la retraite avait l’âme encore verte et supportait mal la solitude depuis que sa femme Clauro était décédée des suites d’une rupture d’anévrisme.

Anne-Aure entra sans sonner et se dirigea directement dans la chambre de Jean. Celui-ci encore sous la douche, passa la tête hors de la cabine et par la porte entrebâillée cria à la jeune femme qu’il arrivait sous quelques minutes.

 

Sans attendre Anne-Aure se déshabilla et se glissa dans les draps.

 

Jean déjà en érection, vint la rejoindre et manifestement très excité, fit l’amour avec la jeune femme une heure durant.

Jean se plaint auprès de sa partenaire de ce qu’elle serrait trop les dents lorsqu’elle s’engagea à lui mordiller les parties de son corps les plus sensibles et il mit ainsi fin aux jeux érotiques auquel le couple aimait se livrer. 

Epuisé, le sexagénaire s’endormit tandis qu’Anne-Aure gagna la salle de bains avant de repartir discrètement.

 

Elle prit alors le métro pour gagner cette fois, le siège de la société Kilamet dont elle était l’une des représentante.

Elle s’engagea dans l’ascenseur avec Kill, un autre représentant de la société. Les regards d’Anne-Aure et de Kill se croisèrent. Il faut dire qu’ils se connaissaient depuis quelques années maintenant puisqu’ils avaient fait partie de la même promotion.

 

Entre le 17 ème et le 18 ème étage, l’ascenseur se bloqua, incident fréquent dans l’entreprise sans que les équipes de maintenance n’aient pu en déterminer l’exacte cause.

Là dans la semie obscurité Anne-Aure et Kill se déhabillèrent mutuellement et se mirent à pratiquer un coït endiablé et ininterrompu.

 

Il fallut une heure dix sept au service de maintenance pour débloquer l’ascenseur et pas moins de 26 minutes de plus pour séparer Kill et Anne-Aure qui sans discontinuer continuaient à copuler dans l’habitacle.

 

-Il y a marre de ces deux-là dit Elton, jaune de colère. Je croyais qu’ils étaient programmés pour ne jamais se rencontrer.

-C’est à chaque fois la même chose, répondit Peter, le service de programmation les rappelle en même temps et le système se dérègle.

-Que se passe-t-il ? demanda Gill venu à la rescousse du service Programmation.

-C’est, dit Elton,  un Kill 22 de 2004 qui est encore tombé sur une Anne-Aure, dernier modèle et comme leurs systèmes de lecture sont incompatibles, ils s’adonnent à la copulation sans discontinuer puisque aucun des deux n’est programmé pour s’arrêter sans que le partenaire ne le demande.

-A qui est cette Anne-Aure ?

-A la société Jeteunick.  Mais il la font trop tourner, il faut sans arrêt la réviser.

-Et ce Kill ?

- C’est celui de SOS Femmes au foyer, il est venu chercher une recharge. Il faudrait qu’on lui mette une 5 litres. Avec les deux litres, il ne tient qu’une journée.

-Je vais m’en occuper mais depuis qu’une cliente a eu le ventre gonflé, on hésite pour les gros volumes.

 

Pour l’année prochaine, la société Kilamet va installer un programme de 2500 sujets de conversation dans ses robots avec un vocabulaire de 3750 mots. Ca fait rêver dans bien des couples d’avoir un partenaire qui soit sexuellement épanoui et qui puisse nourrir au-delà des poissons rouges, une vraie conversation.          

 

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Vendredi 18 novembre 2005 5 18 /11 /Nov /2005 21:16

Bona Touf était rappeuse dans le groupe des "6 fo Chiffon sek".
Bona était une grande spécialiste dans sa discipline mais elle souffrait d'un grand problème, elle était mauvaise langue.
Outre que cela pouvait la faire chanter de travers, elle déformait tout ce qui lui passait par la bouche.
Par exemple, elle disait souvent "Il nique elle et moi sur le tapis" au lieu d'"il n'y eut qu'elle et moi sur le tapis" ou bien lorsqu'elle parlait des " 6 pro chiffon sek" qui étaient plongeurs dans leur vie, au lieu des "6 amis pros font du ski étant tous en congés" devenait dans sa bouche "il m'a mis si profond qu'il en fut tous gercé"....
Le groupe ne pouvait plus la laisser monter sur scène sans craindre le dérapage de la râpeuse...

Bona Touf dut s'y résoudre, il lui fallait changer de métier. Comme elle ne comptait pas son temps, un commerçant lui confia la vente de ses montres.

Elle y fit recette. Quand on lui demandait si elle avait une Oméga elle répondait qu'elle aimait les hommes et les gars aussi mais qu'il n'y avait guère de différence.
Le pire était à venir...
Lorsqu'elle perdit l'usage du R remplaçant chaque R par un L ...
Lorsqu'un client lui demanda si la garantie de son Oris faisait l'objet d'un écrit ..."Oui, bien sûl il y a une garantie par éclit Olis.

Le client dût être évacué par convoi sanitaire.

C'est là que Bona Touf a décidé de reprendre la chanson, des cours de diction qu'elle prononçait mixion, des cours de maintien et la voilà promue star à la Star Ac...Les marketteurs du disque l'ont rebaptisée Bona B.
Quand Henri Pulachiasse l'a intérrogée au 20 heures, elle a craqué....Il faut dire que le commentaire du journaliste était "Bona B aisément la première put enchanter la salle...", elle comprit "Bona bai se et ment, put e en chantier et sale...".
Elle gifla le journaliste qui perdit ses cheveux postiches et on découvrit que ceux-ci dissimulaient un crâne creux composé d'un complexe gazeux et de circuits imprimés.

Il était télécommandé ! Ah le laid ! Hurla Bona et elle le remplaça au pied levé...Eh Oui, Claire Chacal c'est elle !

Etonnant cette carrière de journaliste, non ?

C'est quand même plus intéressant que des soldes ....

 

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Vendredi 18 novembre 2005 5 18 /11 /Nov /2005 21:13

Elvire Horouje est rassureuse pour une grande marque d'horlogerie de Genève et son cursus professionnel est hors du commun.
Entrée à l'âge de 16 ans comme polisseuse dans l'atelier du lieutenant Colonel Grauss Helmonte De Moncort, la jeune fille prit très rapidement la main pour devenir à 18 ans lustreuse polyvalente et visseuse de fonds à l'étage du dessus dirigé à l'époque par Kiss Lamore, disparu tragiquement l'an dernier étouffé par la chatte de Julot Leski une siamoise qui n'a jamais pu se séparer de sa soeur Nivorra.

A 20 ans Elvire devient tourneuse en remontoirs et monte d'un étage pour intégrer l'atelier de graisseuse de balancier métier qu'elle exerce jusqu'au soir où elle prend des cours de rouleuse de Pelle afin d'assurer un revenu supplémentaire pour soigner sa mère malade du coeur artificiel cédé par son oncle mort en apnée.

Elvire grâce à ses performances deviendra brillamment dresseuse d'aiguille et centreuse de cadran avant d'être nommée lustreuse auprès du chef de production, métier qu'elle abandonnera suite à une rage de dents.

A 25 ans, Elvire intègre la direction du groupe Branlex en qualité de chargée de communication.
Chargée des campagnes de Roupille et de Branlex , elle fut à l'origine de la campagne "Plutôt mettre une bonne Branlex que n'importe quelle première venue" son coût d'éclat qui la consacra fut certainement la dernière campagne "Ma Branlex dès le matin , m'épargne le chagrin" .

Les amateurs se souviennent aussi "Les montres Roupille, réveillent un mort" qui propulsa la seconde marque du groupe au rang de Branlex du pauvre, terme que réfute Elvire Horouge.

Elvire a su prendre avec la société le tournant qui a transformé la fondation Branlex en société dont les actionnaires, inlassablement vont et viennent aux conseils d'administration de la nouvelle société anonyme rappelons le, plus gros exportateur vers l'Asie.
Sans Branlex, la balance des paiement du pays serait déficitaire a indiqué le directeur financier de Branlex , Manuel Buccal et le président de Branlex , Jute Akothet d'ajouter que les liquidité de la marques ont atteint un niveau jamais égalé.

Elvire a présenté hier la future campagne de Branlex " Bougez en Branlex" avec toute la gamme Slipmariner, Stringmariner et Sexpoiler II ainsi que le Chrono Pierre Ponce pilote de F1 et acteur mort calciné lors d'une éruption du Vésuve pendant le tournage de " T'es comme un volcan" .

Branlex marque classique et jeune reste indémodable, et le modèle à lunette Ray Bann semble promis à un beau succès si l'on en juge à l'accueil reçu par ce nouveau modèle auprès des amis de la Branlex.

Elvire Horouje a du innover encore et encore et c'est nue qu'elle a fait son apparition lors de la soirée déguisée organisée par Branlex tout juste équipée de la dernière nouveauté , le modèle Tampex , la montre qui se porte sur l'oreille.

Personne ne fut choqué de cette tenue puisque tous les dirigeants de la marque à l'initiative d'Elvire avaient posé nus pour le calendrier de solidarité avec les pays du tiers monde afin de combattre le virus du Sida et d'apporter dans ces pays qui servent de refuge aux capitaux douteux, une aide humanitaire que la marque ne veut pas perdre de vue.

Bravo Elvire et Bravo Branlex, n'est pas agitateur qui veut !

 

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Vendredi 18 novembre 2005 5 18 /11 /Nov /2005 21:09

Elwire Hover avait une particularité rare, elle n'avait qu'une seule joue, à droite et sur la gauche de son visage, ses lèvres s'ouvraient offrant une vision panoramique de sa dentition jusqu'aux dents de sagesse.

Lorsqu'elle parlait Elwire avait une voix plus forte que les autres femmes de son âge et lorsqu'elle mangeait, elle couvrait son épaule pour éviter de se tâcher.

Cette difformité exceptionnelle n'aurait pas eu de retentissement si Elwire n'avait décidé de l'exploiter pour chanter seule des duos en pinçant ses lèvres par le milieu et en en modulant les mouvements par zone.
Elwire avait ce talent particulier qui lui permettait d'occuper sa bouche par secteur et non seulement de chanter en mangeant mais aussi de chanter en duo à elle toute seule.

Très vite repérée par les marques d'horlogerie Elwire fut choisie pour commenter les jeux Olypiques en annonçant les temps principaux de la partie gauche de sa bouche et en commentant ceux enregistrés par l'aiguille rattrapante de l'autre.

Elle devint la seule commentatrice sportive à pouvoir également commenter deux disciplines. Nelson Montfort surpassé par cette forme de bilinguisme en perdit son latin classique.

Mais cette étape de la carrière ne fut rien car Elwire se mit à faire de la politique ...D'abord porte paroles du parti socialiste pour le courant Fabius et le courant Jospin lors du congrès de Rennes, elle devint ensuite socialo/UMP avant d'adopter le Chiracosarkosisme.
Porte paroles officielles, elle commence à répondre à des interviews sur les médias sans qu'on puisse bien la situer. Certains l'accusent de Borlotter du nom d'un ministre à vocation sociale. Elle s'en défend et si elle admet Rocarder, c'est par démagogie car sa voix, c'est le luxe...

Dior voudrait lui faire porter la dernière collection de prêt à porter, il y aura au moins quelque chose à voir disent les mauvaises langues.

En fait tout cela n'est rien car cette difformité des lèvres supérieures a aussi touché Elwire sur une partie de son anatomie qui déconcerte ses amants lorsqu'ils sont plusieurs simultanément mais n'en parlons pas car Elwir Hover passe au rouge quand on l'évoque.

 

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