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Samedi 4 février 2006 6 04 /02 /Fév /2006 20:37

Lucile Sourcit partageait la vie de Phil depuis plus de 15 ans quand elle prit un soir lors du dîner conscience que son mari n’avait aucun intérêt. Dénué de tout esprit, jamais drôle et toujours mécontent de ce que la vie lui offrait, Phil n’avait aucun autre intérêt que de sortir le chien à l’heure et faire correctement un jardin dans lequel Lucile n’allait pratiquement jamais.

 

C’est en passant à table lorsque Lucile dit qu’elle était fatiguée par sa journée de travail qu’elle s’aperçut que son mari ne l’écoutait même plus et lui répondait comme chaque soir «  Alors la journée ne fut pas trop dure… » sans même se préoccupait de la réponse.

 

Lorsque Lucile se coucha son impression fut confortée par cette habitude que son mari avait d’éteindre la lumière tout en chantonnant avant de lui faire l’amour, puis de reprendre la télécommande de la télé une fois son plaisir assuré afin de comme il disait « Voir s’il y avait un truc intéressant ».

 

Ce 29 février, Lucile pour la dernière fois vécut cet affront sans manifester sa révolte. Pourtant sa décision était prise. Elle allait commencer ne nouvelle vie et mieux que de partir ou chasser son mari, elle n’allait rien changer aux apparences mais choisirait un amant, s’offrirait tout ce qui lui plaisait compensant ainsi le désintérêt de sa vie de couple.  Un détail toutefois, son mari ne pourrait la toucher que le dimanche à l’heure du film de télé, un moment dont elle était sûre qu’il lui éviterait très souvent d’avoir à se donner à celui qu’elle n’aimait plus.

 

Phil s’habitua rapidement à ce nouveau rythme et à cette vie ne constatant rien d’autre de sa compagne qu’une multiplication de tenues vestimentaires.

 

L’amant de Lucile n’avait rien à voir avec Phil. Une personnalité forte et une finesse qui forçait l’admiration de lucile.

 

Toute cette page de vie eût été dénuée d’intérêt si un jour l’amant de Lucile ne s’était rendu compte un soir que sa maîtresse n’avait pas grand intérêt et si sans la quitter ni rien changer à ses habitudes, il n’avait décidé de prendre une seconde maîtresse qui elle-même après quelques mois se rendant compte de l’inintérêt de son amant en choisit un second qui ne fut autre que le mari de Lucile.

 

Les mêmes gens attirent toujours ceux qui leur ressemblent le plus et l’exception est rare.   

 

Par Monseigneur Diégo - Publié dans : monseigneurdiego
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